Tous les témoignages de violences ob/gyn

Je suis ressortie du cabinet et me suis effondrée en larmes.

Durant une consultation pour douleurs vulvaires, la gynécologue a procédé à un examen extrêmement douloureux sans tenir compte de cette douleur.

Elle n’a pas entendu les symptômes que je lui décrivais et a diagnostiqué une mycose alors que ce n’était pas cela du tout (j’ai mis 4 ans à avoir un pronostic correct de psoriasis).

Je suis ressortie du cabinet et me suis effondrée en larmes.

J’ai souffert de dyspareunie pendant des années avant de tomber enfin sur une psychologue qui m’a permis de traiter le trauma de cet examen.

« pas de jérémiades on passe par voie vaginale »

J’avais 20 ans et je devais faire une échographie gynéco pelvienne. Pour cela il fallait que ma vessie soit gonflée j’avais bu la quantité demandée à l’heure prescrite. Pourtant devant l’échographiste il a estimé que ma vessie était pas assez gonflée alors que j’avais fais ce qu’il fallait pour.

Il a dit qu’on allait passer par voie vaginale avec une caméra. Je lui ai demandé d’attendre encore un peu, que je pouvais boire de l’eau pour que ça soit bon. Il a dit « mademoiselle à 20 ans vous êtes adulte alors pas de jérémiades on passe par voie vaginale allez« .

Alors j’ai fait ce qu’il a dit parce que c’était un homme adulte et qu’il m’engueulait. Il s’est calmé quand il a pu passer par voie vaginale et il est redevenu « gentil ». Puis il est parti et je me suis rhabillée. Et je suis rentrée je me sentais honteuse et triste.

Elle m’a dit que j’étais têtue, que je ne savais pas accoucher.

Je suis tombée sur la mauvaise sage-femme, connue pour faire accoucher les femmes le plus vite possible, sur le dos, les pieds dans les étriers, qui ne respecte pas le projet de naissance et qui s’en fout de la physiologie, dixit une de ses collègues.

Pendant l’accouchement, je lui ai tenue tête pour qu’elle lise mon projet de naissance, j’ai lâché au moment de la désespérance et accouché sur le dos, où elle m’a dit « à la limite, je ne devrais pas vous entendre crier ». Avant cela, d’après elle, je ne savais pas pousser, ni souffler.

Cerclage du vagin, selon elle pour éviter les déchirures (inefficace scientifiquement et pour moi), recousue sans anesthésiant, pression sur le ventre pour la délivrance.

Lors de la médiation avec elle et le personnel cadre de l’hôpital, elle m’a dit que j’étais têtue, que je ne savais pas accoucher et qu’elle espère que je ferais mieux la prochaine fois.

Si vous avez connu cela et que vous voulez que ça change, écrivez à l’ordre des sages-femmes de la drôme : cd26@ordre-sages-femmes.fr

Elle m’examine. Sort son téléphone. Prend une photo de mon sexe…

Aux urgences gynéco du CHU de Grenoble, un lundi soir. Je suis reçue par un étudiant en médecine, un homme, très doux. L’interne de garde, une femme, rentre dans la salle de consultation. M’examine. Sort son téléphone. Prend une photo de la zone concernée, mon sexe. Ses mots : « je sais que c’est pas glamour mais comme ça je vais pouvoir montrer la photo à ma supérieure ; on est débordés ».

Je n’ai bien sûr pas donné mon consentement, je n’en ai même pas eu le temps qu’il fallait déjà sauter au bas de la table d’examen et me rhabiller en vitesse. L’interne devait partir.

Quid de la photo ? Du téléphone ? Un personnel ou un qui passe de mains en mains entre les internes de garde, avec une photo de mon sexe à l’intérieur ? Je ne sais pas. Je n’ai pas pu en reparler à l’interne. J’ai honte de n’avoir pas osé réagir, pour ne pas déranger.

femme qui accouche dans la douleur

Elle me gronde : « vous auriez dû me le dire ! »

Ma 1re grossesse s’est bien passée.
16h : fissure de la poche des eaux.
23h : les contractions arrivent , je supporte bien.

Mais à un moment je sens que ça s’accélère. La sage-femme ne m’a pas ausculté de 00h à 6h. Mon compagnon vient me voir à 5h30 et décide d’aller travailler. La sage-femme nous dit que ce ne sera pas pour tout de suite, car je ne hurle pas.

Je lui demande un ballon car j’ai marché toute la nuit sans pause et que je trouve que les contractions sont plus rapprochées. Elle ne me l’amène pas. Elle finit par venir à 7h, elle m’installe un monitoring et me dit quelle va m’ausculter pour savoir s’il faut me déclencher dans la journée et que ce sera vu en STAFF.

En fin de compte, je suis à 7. Elle me gronde : « vous auriez dû me le dire ! », (je l’ai appelé 3 fois depuis que je suis arrivée pour qu’elle m’ausculte), elle me dit que je pars directement en salle d’accouchement, que je dois me dépêcher.

La brancardière me conseille de ne pas prendre d’anesthésie car je supporte bien. Je ne l’écoute pas : erreur.

À 9h, anesthésie : c’est la panique, je ne sens rien des pieds à ma poitrine. Je ne peux plus bouger.

Les contractions s’arrêtent complètement.

J’ai peur.

Ocytocine de synthèse pour relancer… après ventouse et forceps, mon bebe arrive. Tout Le monde sera très gentil pendant l’accouchement et après.

Pour ma deuxième grossesse.
Le poids estimé est surévalué, et je suis déclenchée 3 semaines en avance, malgré quelques réticences de ma part.
Le déclenchement est programmé depuis 2 semaines.
18h : nous arrivons, mais il n’y a plus de chambre de disponible, on se retrouve dans une petite chambre d’urgence collée aux salles d’accouchement.

Mon compagnon a une chaise, mais sinon rien d’autre ; pas de lit ou de fauteuil pour lui. Pas de TV etc. Mais ça ne nous gêne pas, on a ramené de quoi s’occuper.

19h30/20h, on me met le tampon de propess (pour déclencher). La sage-femme nous dit qu’elle n’est pas débordée et qu’elle connaît bien les déclenchements car ses 2 accouchements ont été déclenché. Parfait !

20h44, j’ai un peu faim, on m’avait dit que j’aurai un repas. J’ose demander. Elle m’apporte une barquette de lasagnes froides. Pas très appétissant, je finis par demander si je peux le réchauffer. Ouf.
Malheur, une contraction très forte et constante, sans aucune pause, me plie en 2. Je vomis mon repas, et continue de vomir après ça, pliée en 2 sur mon lit. Je n’arrive plus à uriner, je suis trop contractée. La sage-femme me dit que ça arrive, qu’il faut attendre, qu’il faut que j’arrête d’appeler.

Elle est agacée. Elle ne reviendra plus avant un bon moment.

1h, je ne tiens plus, la douleur est insupportable, un sage-femme vient me voir. Il me donne de la morphine, ça devrait m’endormir. Aucun effet, par contre le bébé est KO. Mon col n’a toujours pas bougé, fermé et pas souple. Mon compagnon m’oblige à rester car je suis découragée et je suis à deux doigts de rentrer chez moi.

3h, la douleur est réellement insupportable, sans aucun répit pour souffler. Retour de la sage-femme, qui me dit d’aller marcher. Je n’y arrive pas, je le retrouve en boule dans le couloir. Je n’arrive toujours pas à uriner.

4h, je ne tiens plus je les supplie de faire quelque chose, je n’ai aucune info, je ne sais pas ce que ça va donner, j’ai peur de devoir partir en césarienne. On finit par m’emmener en salle d’accouchement et on me donne du gaz hilarant. La sage-femme me dit de ne plus parler et de ne respirer que dans le masque.

Elle ne reviendra plus.

6h, changement d’équipe, merveilleux, on va enfin m’injecter l’ocytocine de synthèse. Je demande un bassin car plus le droit d’aller aux toilettes sauf que je n’ai pas uriné depuis 19h. Mon compagnon m’aide à uriner, au bord du lit et l’ocytocine commence à faire effet, j’ai enfin des contractions par vagues et du coup tout va bien. J’arrive enfin à uriner. Mes nerfs lâchent, je ne fais que pleurer. La douleur était tellement intense, indescriptible, horrible. Je vois mon compagnon pleurer pour la première fois en 13 ans. Lui aussi n’en peut plus de me voir autant souffrir.

L’anesthésiste viendra à 9h, tout se passera bien, la sage-femme qui vient d’arriver est merveilleuse, me rassure, m’encourage.

À 13h mon bébé est là, alors que mon col était toujours fermé quand on m’a injecté l’ocytocine. C’était super efficace… Je ne comprends pas pourquoi on m’a laissé attendre comme ça, pour rien.

L’accouchement se passe bien. Mais la sage-femme n’arrive pas à me recoudre. Le jour du départ de la maternité, j’apprends que j’ai un bout de peau qui dépasse, mais rien à faire, on me laisse rentrer. Sauf que le bout de peau est à vif et que c’est douloureux.

Ma sage-femme libérale me renverra directement aux urgences et je subirais une intervention pour le retirer.

Je subissais une mutilation du sexe.

Allongée sur le dos en position gynécologique, lors de la phase d’expulsion, la première lame a rasé, et quand cette « sage »-femme l’a sortie j’ai bondi et dis « NON!! » croyant qu’elle allait couper.

Elle a voulu me « rassurer» en me disant que c’était juste pour qu’elle y voit plus clair.

J’ai baissé la garde, allongée sur le dos, les jambes écartées, « l’origine du monde » exposée devant ces femmes et ces hommes qui n’écoutèrent cette nuit là que les leçons bien apprises sur la façon la plus adaptée d’accoucher une femme et de mettre un bébé au monde et les années de conditionnement à la peur de l’enfantement.

La seconde lame qu’elle a sortie, a sectionné mon sexe.

Une entaille pour « prévenir » d’une hypothétique blessure plus profonde. Une entaille qui n’est toujours pas cicatrisée et qui s’apparente à une mutilation.
Un protocole bien rodé… et si seulement c’était le seul….😓

1866
Gustave Courbet. Sous le pinceau de cet homme et aujourd’hui le regard de million de personnes, cette œuvre d’art, si magnifiquement représenté, dans toute sa beauté et sa puissance.

Libérons la parole. STOPPONS ces actes. La femme d’aujourd’hui doit pouvoir se sentir en sécurité, soutenue dans ses choix pour exercer le plus beau et puissant pouvoir et trésor de l’humanité : celui de mettre au monde les bébés.

23h56
J’enfantais mon premier enfant / Je subissais une mutilation du sexe.

témoignage VOG thiers

Elle vient, se poste devant moi et… rompt la poche des eaux.

On est entre le 29 et le 30 octobre 2014. Mes premiers signes sont des douleurs inhabituelles qui me font aller faire un monitoring dans l’hôpital le plus proche (mais dépourvue de maternité…), et on m’indique des contractions de travail et un col à 3 cm.
Nous partons donc pour l’hôpital que nous n’avons pas vraiment choisis (dans cette région plutôt reculée les maternités sont loins et en hiver les routes enneigées nous empêchent d’accéder à la plupart d’entre elles), et nous arrivons vers 18h.

Nous sommes un peu perdus, mais on ne nous explique rien: nous sommes mis dans une chambre immédiatement, et après avoir posé le monitoring on nous laisse pendant un temps difficilement mesurable. Je me sens mal allongée, mais je ne peux pas vraiment bouger jusqu’à ce que ça devienne moins supportable. J’appelle la sage femme (aucune présentation, jamais, je n’ai aucune idée de qui m’a accouchée…), qui a l’air ravie de voir que je suis passée de 3cm à 5, et que c’est donc l’heure de la péridurale.

Heureusement que c’était dans mes désirs, mais on ne m’a pas vraiment donné le choix…
On passe dans une autre salle pour l’anesthésie, puis on me place dans une autre, et mon conjoint est obligé d’aller chercher nos affaires dans la première chambre puisqu’à priori il ne semble pas qu’on y retournera, et la encore nous sommes laissé seuls sans explication de la suite.

Je ne sens plus rien, mon conjoint s’endort près de moi et le seul moment où nous voyons une sage femme, elle vient, se poste devant moi et… rompt la poche des eaux.

Je n’ai rien demandé, et on ne m’a pas informé non plus. Elle disparaît, je suis donc de nouveau seule, mais mouillée et perdue.

Il faut encore un temps indicible avant que j’appelle quelqu’un pour savoir ce qu’il se passe. Là encore, une sage femme ravie : je suis à 10, on peut pousser.

Je ne sens rien, je ne me sens pas participante, plutôt un ventre à vider rapidement.

Ma fille vient au monde comme ça, et on me fait des points qui me font mal tandis que j’essaye de me faire à l’idée que ce bébé qu’on vient de me jeter dans les bras est le mien, avant qu’on me l’enlève pour les premiers soins. Je me sens juste… fatiguée, et pas forcément bien.

Notre première nuit se passera sans bébé, mis dans la garderie pour « nous laisser dormir tranquille ».
Nous resterons 6 jours à la maternité, suivis par des regards étranges et des discussions chuchotées (je pense évidemment que mon âge est en cause, ayant 17 ans à ce moment là). Il faudra attendre ma seconde grossesse pour apprendre que c’était un déclenchement inutile, sans être informée, des sutures sur des éraflures superficielles selon ma sage femme et l’impression de plus en plus évidente qu’on m’a privé d’un accouchement éclairé et « normal »…

Encore aujourd’hui, la relation entre mes 2 accouchements et mes deux enfants et moi sont différentes : j’ai encore du mal, malgré un suivi psychologique, à me sentir proche de ma fille aînée…

ocytocine risque hemorragie

J’ai appris plus tard que les doses d’ocytocine étaient trop élevées

J’ai témoigné dans le livre noir de la gynécologie. Un déclenchement abusif a entrainé une grave hémorragie de la délivrance. Expression utérine, révision, décollement des membranes… et autres actes non consentis.

Transfert en hôpital, 2 jours en salle de réveil, aucune prise en charge. J’ai failli y passer et la seule chose qu’a trouvée à me dire le gynéco est que s’il avait fallu recommencer on aurait tout fait pareil.

Merci culpabilité… adieu 2e bébé… J’ai appris plus tard que les doses d’ocytocine (de synthèse -ajout webmasteure-) étaient trop élevées et l’utérus n’a pas pu se contracter.

J’ai pu envisager une autre grossesse (et j’ai eu d’autres violences d’un autre style) et remonter les pentes du SSPT .

Aujourd’hui j ai à cœur d’accompagner des personnes ayant pu vivre des post-partum douloureux, ou des traumas liés à la grossesse ou l’accouchement.

Je sais que l’on peut en sortir plus forte et plus grande.

L’ocytocine pendant l’accouchement est responsable d'hémorragies du post-partum

En Février 2012, le CIANE fait un communiqué de presse intitulé « Etude INSERM : l’ocytocine pendant l’accouchement est un facteur de risque indépendant d’hémorragie grave »

Il revient sur une étude menée par l’INSERM pendant 2 ans en 2004–2006 et qui a mis en évidence une augmentation significative des hémorragies du post-partum (HPP) graves lorsqu’on administre de l’ocytocine pendant l’accouchement.

VOG anesthésiste

L’anesthésiste, s’en est prise à moi…

Lors de la pose de la péridurale j’ai vécu un évènement véritablement traumatisant. L’anesthésiste, qui visiblement n’avait pas envie d’être dérangée la nuit alors qu’elle était de garde, s’en est prise à moi, elle s’est montrée froide, odieuse, ironique, m’a hurlé dessus à de nombreuses reprises, m’a poussé le dos et les épaules avec violence, m’a dit que j’étais « nulle » et m’a menacé me disant que si je bougeais je risquais des séquelles irréversibles…

Pour mon accouchement j’étais ensuite dans un état second, méfiante de chaque membre du personnel alors que ceux-ci n’avaient rien à voir et étaient très respectueux. Je n’ai pas réussi à donner naissance à ma fille par voie basse et j’ai eu une césarienne.

Les mois qui ont suivis ont été terribles, je pleurais beaucoup, j’ai du être arrêtée, faire des séances D’EMDR, voir une psychiatre. Cela fait 2 ans aujourd’hui et je me considère encore comme traumatisée, triste et en colère d’avoir été traitée ainsi par cette anesthésiste.

J’espère que des témoignages feront bouger les choses afin que de telles malveillances ne se reproduisent plus car les conséquences sont terribles !

Viol en réunion – Hôpital Antoine-Béclère – APHP

VIOL EN REUNION OMERTA DES INSTITUTIONS CENSEES PROTEGER PATIENTES ET VICTIMES.

Pourquoi la publication de ce message ?

Parfois, certains témoignages sont très court. On imagine une volonté simple et directe de dénoncer un fait qui a eu lieu. Vous n’avez pas besoin de détailler. Ce « cri » est entendable et a sa place ici. Merci.

J’avais l’impression d’être une volaille qu’elle essayait de vider

J’ai réalisé ma première visite de suivi de grossesse auprès de la gynécologue qui me suivait à cause de mon endométriose.

Elle se réclame spécialiste de cette maladie et est rattachée à Tenon.

Toutes les fois où elle avait pu m’ausculter auparavant avaient été très douloureuses, j’avais l’impression d’être une volaille qu’elle essayait de vider tellement elle tordait ses doigts dans tous les sens.

Mais je me disais que c’était le prix à payer pour avoir enfin un médecin qui connaissait la maladie.

Ce jour de première visite, elle a fait de nouveau son auscultation, avec une telle violence, que lorsque j’ai hurlé de douleur, elle m’a dit « je pense que vous faites une grossesse extra utérine » alors que je n’avais jamais eu mal avant ce moment.

Elle m’a demandé d’aller aux urgences si ça durait. J’ai eu mal pendant des heures. En pleine nuit, j’avais encore tellement mal que je suis arrivée en pleurs aux urgences de Trousseau, persuadée de ce qu’on allait me dire.

Heureusement, le fœtus allait bien, mais après 3 ans à souffrir le martyr quand je sortais de chez elle, je me suis dit que s’en était fini.

Je ne voulais plus jamais la revoir, je ne méritais pas, sous couvert de l’endométriose, de souffrir autant.

Aucune question ni excuse de la part de la gynécologue

En cabinet privé, d’une gynécologue femme, je me suis fait retirer mon stérilet de type multiload. L’acte de retrait a été d’une telle violence que j’ai crié de douleur et j’ai saigné pendant 3 jours.

Lors du retrait et de mon cri, aucune question ni excuse de la part de la gynécologue.

Le stérilet multiload (multibras)

Voici à quoi ressemble un stérilet « multiload ». Comme tous les autres stérilets, il se place dans l’utérus. 
Oui, le retrait peut être douloureux et chaque douleur est à prendre en compte dans le soin.

Au lieu de vérifier pourquoi j’avais mal elles m’ont pris de haut et m’ont laissées souffrir sans s’inquiéter.

Lors de mon 1er et seul accouchement, les sages-femmes ou infirmières présentes ont laissé en moi 2 compresses au fond de mon utérus. J’avais une douleur constante, des difficultés à marcher et une odeur de plus en plus désagréable.

Après avoir accouché les infirmières n’ont ni vérifié, ni écouté mes plaintes. Je passais juste pour une jeune mère qui se plaignait pour rien.

Je suis sortie de l’hôpital avec mes douleurs et mes difficultés à rester debout, la douleur se faisait de plus en plus forte. Au bout de 15 jours, je décide d’en parler à mon médecin traitant qui va vérifier en moi ce qui se passe, elle va en ressortir 2 compresses qui pourrissaient en moi. J’ai failli avoir une infection grave, voire pire.

Mon médecin était halluciné tout autant que moi. Je n’ai pas porté plainte, mais je le regrette car ces sages-femmes ou infirmières n’ont pas fait leur travail correctement et elles ont mis en danger ma vie et celle de mon enfant puisque j’allaitais.

Au lieu de vérifier pourquoi j’avais mal elles m’ont pris de haut et m’ont laissées souffrir sans s’inquiéter.

C’est d’ailleurs en grande partie de leur faute si j’ai décidé de n’avoir qu’un seul enfant.

Je n’ai plus aucune confiance dans le personnel hospitalier, car je sais qu’il ne m’écoutera pas, qu’il ne me soignera pas, qu’il pourra m’humilier lorsqu’il en aura l’occasion.

J’ai accouché en juillet 2015 à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. Cet accouchement a été extrêmement difficile, et j’ai subi différentes maltraitances psychologiques à différentes étapes de ma grossesse et de la phase post-partum.

Depuis, je souffre d’un stress post-traumatique et je fonds en larme dès que je m’approche de l’hôpital. Je fais des crises d’angoisse dès que je dois me rendre à un rendez-vous, même si ce rendez-vous a lieu dans un autre service que celui d’obstétrique.

Avant l’accouchement (les dernières semaines de grossesse) :
Lors des dernières semaines de ma grossesse, j’ai développé une hernie discale qui n’a pas été diagnostiquée avant mon accouchement : j’avais pourtant signalé aux médecins et sage-femmes qui me suivaient que je souffrais de terribles douleurs à la jambe gauche. Mais à chaque fois que je leur parlais de ma jambe, on me répondait qu’il est « normal d’avoir des douleurs en fin de grossesse ».

C’est seulement au moment de la pause de la péridurale que le médecin anesthésiste a compris qu’il s’agissait d’une hernie discale, et que ma douleur provenait d’une sciatique. Son diagnostic a été confirmé par un scan quelques jours après mon accouchement. Résultat : la péridurale a été absorbée par ma jambe gauche, et j’ai eu l’effet d’une « jambe de bois » pendant plusieurs jours après l’accouchement. Ce qui m’empêchait de me déplacer, de prendre mon fils dans les bras (toute seule j’étais dans l’incapacité de me pencher sur le berceau et le prendre dans mes bras), et par conséquent de le nourrir correctement. Ce sont donc les puéricultrices qui ont donné le biberon à mon fils alors que je souhaitais l’allaiter.

Pendant l’accouchement :
Mon fils pesait 4,250kg à la naissance. L’accouchement fut difficile (« jambe de bois », épisiotomie, forceps). Une fois qu’il est né, il ne m’a pas été accordé de moment « peau à peau », pourtant décrit comme important dans les premières minutes de vie. Mon fils a été emporté dans une salle différente de la mienne, pendant environ 3h, avant même que je puisse le voir et le prendre dans mes bras. Aucune explication ne m’a été donnée concernant ce laps de temps durant lequel j’ai été éloigné de mon enfant : ce dernier allait bien, il ne nécessitait aucun soin particulier. Par contre, moi, je n’allais pas bien : on m’a laissé 3h dans une pièce froide, sans aucune explication. Lorsque j’ai demandé, en pleurs, à voir mon fils, une puéricultrice m’a dit que « j’avais bien le temps, j’avais 18 ans devant moi ».

Quelques jours après l’accouchement :
La cicatrice de l’épisiotomie me faisait extrêmement mal, au point de ne plus pouvoir marcher. Comme nous étions début août, je n’ai trouvé aucun médecin en ville qui était prêt à me recevoir. Avec mon conjoint, nous avons donc fini par retourner aux urgences obstétricales pour que je me fasse examiner. La cicatrice était en train de s’infecter. L’interne m’a fait une ordonnance pour un « bain de bétadine », en me conseillant de tremper mes fesses dans une bassine pleine de bétadine. Je l’ai fait pendant plusieurs jours : sans effet.

Quelques jours plus tard : la douleur était telle que je ne pouvais plus marcher, ni me lever. Nous sommes retournés une nouvelle fois aux urgences obstétricales : la cicatrice cette fois était grande ouverte. L’interne (différente de la première) me demande pourquoi je n’ai pas obtenu de « soins infirmiers » lors de mon passage aux urgences quelques jours auparavant. Je n’ai pas de réponse à lui donner : on m’avait prescrit un « bain de fesses » de bétadine. Il faudra attendre encore 10 jours pour que ma cicatrice finisse par guérir, grâce aux soins quotidiens d’un infirmier.

6 mois après l’accouchement :
Peu de temps après mon accouchement, au cours de l’allaitement, j’ai développé un kyste sébacé entre les deux seins. 6 mois plus tard, le kyste est surinfecté : après avoir consulté mon médecin traitant, je vais sur ses conseils aux services d’urgence générale du Kremlin-Bicêtre.

En apprenant que j’avais accouché il y a peu de temps, et au vu de la place du kyste (proche des seins), ces derniers m’envoient aux urgences obstétricales. Je suis reçue par une interne, qui ne cache pas son dégoût à la vue du kyste, et me dit que ce sont les urgences qui lui ont refilé le « sale boulot ».

Elle procède à une « mise à plat » du kyste, sans anesthésie, en me faisant des remarques très humiliantes : elle me dit que je n’aurais pas dû déranger les urgences pour si peu, que j’aurais pu « crever » le kyste par moi-même devant un miroir, exactement comme les « boutons que vous avez sur votre visage ». Je me sens honteuse, humiliée, je suis paralysée.

Je quitte une dernière fois le service des urgences obstétricales, en pleurs. Je me promets de ne jamais y remettre les pieds.

Depuis, le kyste (qui n’a donc jamais été retiré) est toujours là : il s’enflamme et s’infecte régulièrement.

5 ans plus tard, en 2021, je prends mon courage à deux mains et décide de consulter à nouveau quelqu’un. Le diagnostic tombe : le kyste est très inquiétant (il a beaucoup grossi), il est très profond. Pour le retirer j’aurai besoin d’une anesthésie générale. Je réalise aujourd’hui que si j’ai laissé passer autant de temps avant de consulter quelqu’un pour mon kyste, c’est parce que j’ai subi un stress post-traumatique après mon dernier passage aux urgences obstétricales : mon kyste (et donc mon corps) est perçu par le personnel soignant comme dégoutant, je ne veux plus qu’ils ne le voient.

Je n’ai plus aucune confiance dans le personnel hospitalier, car je sais qu’il ne m’écoutera pas, qu’il ne me soignera pas, voire même qu’il pourra m’humilier lorsqu’il en aura l’occasion.

« On ne va quand même pas s’arrêter là, on y va »

Très mauvaise expérience.
Ton hautain et désagréable du docteur envers les utilisatrices qui osent le critiquer dans les avis Google. Ses réponses aux avis sont ni plus ni moins de l’intimidation, et me confirment que je n’irai plus chez lui.

Je suis présente sur le palier 15-20min avant l’heure, il arrive à son cabinet pile à l’heure dite, encore au téléphone, pas un bonjour, juste me pointant du doigt la porte ou le siège. Je ne me suis pas sentie respectée, et ça ne m’a pas aidée à me détendre pour la suite.

Ce médecin m’a expliqué calmement certes mais très (trop) sommairement comment allait se dérouler la pose de stérilet. Cependant lors de la pose, le ton ne monte pas mais aucune considération de la douleur de la patiente (surtout lors de l’utilisation de la pince de pozzi), et jugement de cette douleur (« on va quand même pas s’arrêter là, on y va »).

Annonce de nouvelles choquantes (endométriose) avec le moins d’empathie possible. Commentaire sur le physique.

Les photos de bébés en très grande abondance dans la salle d’attente sont très angoissantes surtout quand on vient de subir une pose de stérilet traumatisante.

Malaise vagal après le rdv, et maintenant diagnostiquée stress post traumatique. Voir la réponse agréable du docteur ici : https://g.co/kgs/rMmz4u

si je partais, ils nous signaleraient immédiatement au Procureur de la République et à la PMI

Bonjour,
merci pour votre association. J’aimerais apporter mon témoignage.

Contexte :

J’avais pour projet d’accoucher à la maison pour mon premier enfant, avec accompagnement par une sage femme et par mon compagnon qui a accueilli son premier fils à la maison, tout en gardant l’option d’aller à l’hôpital si j’en ressentais le besoin. Mon tort c’est de ne pas avoir constitué de dossier à l’hôpital au cas où…

J’ai commencé à accoucher ce vendredi 17 septembre 2021 avec une sage-femme et mon compagnon. Tout se passait très bien. J’ai perdu la poche des eaux au bout de 6 heures de travail et le col était bien ouvert. Ma sage-femme m’a indiqué que j’allais probablement accoucher rapidement. Au bout de 2h, la tête de mon bébé n’était pas descendu. Cette annonce d’un accouchement imminent qui ne l’était pas m’a découragé et m’a fait un peu peur, j’ai préféré aller à la clinique.

À la clinique :

À la clinique, la responsable de service était fort mécontente que j’arrive sans dossier. Alors que j’étais en travail, elle n’a pas cessé de nous faire de reproches et des remarques désobligeantes : « Ça n’a pas marché à la maison, alors on vient voir papa-maman à l’hôpital », « vous êtes inconscients », « La naissance c’est pas à la maison, c’est un acte médical ».

Nous avons ensuite été laissé seuls dans la salle d’accouchement avec mon compagnon. J’ai préféré me mettre au sol pour accoucher, les infirmières (très gentilles) qui sont passées m’ont autorisé, et m’ont donné des draps pour le sol, puis sont reparties. Notre bébé a commencé à descendre très rapidement. Mon compagnon a alors appuyé sur la sonnerie. Les infirmières et sages-femmes sont arrivés au moment où mon compagnon récupérait ma fille lors de sa sortie.

La responsable est arrivé 5min plus tard. Scandalisée par le fait que j’ai accouché en position accroupie, elle s’est énervée, a même dit « on n’est pas en Afrique ici », avant de m’appuyer violemment sur le ventre pendant plusieurs secondes. J’ai hurlé de douleur, puis elle a tiré sur le cordon ombilical pour sortir de force le placenta, tout cela avec le visage sombre de colère. Puis a examiné le placenta, a constaté qu’il n’était pas entier, alors a ordonné de m’envoyer au bloc opératoire avec anesthésie générale pour me faire retirer les morceaux restants. J’ai eu à peine le temps de rencontrer ma fille qu’on m’a séparé d’elle immédiatement.

Je rencontre l’anesthésiste qui avait visiblement parlé avec la responsable, et qui me fait à son tour des remarques désobligeantes avant de m’endormir : « votre sage-femme qui fait les accouchements à domicile a des morts sur la conscience, elle va entendre parler de nous »,  »on a essayé d’appeler votre médecin traitant mais elle vient d’arrêter car elle est contre le pass sanitaire, c’est tant mieux une incompétente en moins », « vous êtes naturopathe, vous écrivez donc sur les mauvaises herbes », « vous n’y êtes pour rien mademoiselle parce que vous êtes méconnaissante, j’imagine que c’est votre compagnon qui vous a forcé à accoucher à la maison » (car mon compagnon est naturopathe connu).

Je lui réponds que non, c’était mon désir car mon frère est handicapé suite à un accouchement qui a mal tourné à l’hôpital avec utilisation du forceps. Il me répond que je n’en sais rien et que mon frère serait tout simplement mort si ma mère n’avait pas accouché à l’hôpital…

Le lendemain, j’ai demandé à sortir de la clinique, ils ont refusé.

J’ai répondu que j’avais le droit légalement de partir en signant une décharge. Ils ont répondu que si je partais ils nous signaleraient immédiatement au Procureur de la République et à la PMI.

Pour cela, ils ont fait examiner mon bébé par un pédiatre qui a dit qu’il avait un taux de bilirubine dans le sang élevé et que c’était soit-disant très rare. Ce qui est faux car nous avons appelé une amie pédiatre qui nous a confirmé que c’était très courant mais qu’il ne fallait pas batailler avec la clinique car elle a vu des tas de parents avoir de gros ennuis suite à des signalements abusifs de l’hôpital pour les contraindre à des traitements et que c’était une bataille du pot de terre contre le pot de fer.

Nous avons donc dû, sous la contrainte, accepter tous les traitements et contrôles qui n’étaient pas obligatoires et rester 3 jours.

À peine de retour chez moi que je reçois un appel de la PMI, alors que mon amie qui a accouché de ses deux enfants dans la même clinique que moi n’a reçu aucun appel pour les deux.

Ma sage-femme à domicile dont nous n’avions pas donné le nom, nous informe que l’hôpital a essayé de la contacter.

La détention des femmes à l'hôpital après un accouchement.

Aucun hôpital n’a le droit de vous menacer afin de vous garder dans ses locaux. 
L’OMS fait référence à ces faits dans son rapport : « La prévention et l’élimination du manque de respect et des mauvais traitements lors de l’accouchement dans des établissements de soins« . 

Il est dit que « Les rapport […] font état d’agressions physiques, d’humiliations graves, d’agressions verbales, de procédures médicales imposées de manière coercitive ou effectuées sans l’obtention d’un consentement […]la détention des femmes et de leur bébé dans l’établissement, après la naissance, lorsque la mère est incapable d’acquitter les frais exigés.

En France, tout le monde à le droit de quitter un hôpital, même contre avis médical (en signant une décharge).
Nous rappelons aussi que, d’après la loi Koucher de 2002, le consentement doit être éclairé et LIBRE.

La menace ne faisant pas partie de la liberté.

Et vous allez le garder ?

En 2013 je suis tombée enceinte à un moment de ma vie qui était incertain. Pas d’emploi, pas de logement fixe et une relation amoureuse sans certitude.

Le père de l’enfant et moi hésitions encore sur la solution de l’IVG, pour des raisons purement « raisonnables », citées plus haut. Nous savions que si notre vie était plus stable, nous aurions écouté notre cœur et gardé l’enfant. Le temps de réfléchir et de prendre une énorme décision, nous avons fait les examens réglementaires, échographie, prises de sang, etc…

C’est lorsque nous sommes allés faire la première et seule échographie que j’ai subi mon « agression ». Nous avons été reçus par un monsieur qui semblait déjà énervé, désabusé.

Pendant qu’il me mettait le gel sur le ventre avec de grands gestes énervés au-dessus de moi pour faire descendre le produit dans la bouteille presque vide, il me posait des questions médicales jusqu’à celle-ci : « Et vous allez le garder ? ».

Nous avons répondu que nous ne savions pas encore et que nous étions en train d’y réfléchir. La réponse a été extrêmement déplacée et, par la suite, violente pour moi. « Ben je ne vois pas ce qu’on fait là et pourquoi je m’embête à vous faire cette écho alors ! »

Je suis quelqu’un de sanguin et j’allais lui répondre violemment quand mon compagnon m’a discrètement saisit la main fortement et fait un signe négatif de la tête.

Par la suite, nous avons décidé d’une IVG, au regard de notre situation de l’époque, qui s’est mal passée pour moi, longue, douloureuse et la vision, réelle, de mon fœtus qui s’échappait de moi dans la douche pour finir par disparaître dans la bonde. Cette expérience additionnée de cette phrase par ce monsieur me sont restées gravées en mémoire et me font mal.

Je regrette de ne pas avoir pu rembarré cet individu aussi vulgairement que possible et de me plaindre d’un jugement aussi violent sur ma personne.

J’ai été une enfant maltraitée par ses deux parents, attouchée par son père, travestie par sa mère, humiliée par les mots et les faits, puis abandonnée, familles d’accueil, foyer, pas de suivi psychologique, etc… Les mots sont violents pour moi, ils me restent à jamais en mémoire et me poursuivent depuis toujours. Aux phrases rabaissantes de ma mère, vient s’ajouter celle de cet échographiste et elle est tout aussi violente.

Aujourd’hui j’y pense moins avec douleur mais elle génère tout autant de colère.
Je remercie le reportage d’ARTE sur les violences obstétricales pour m’avoir donné l’envie de donner ce témoignage quelque part pour qu’il serve à quelque chose.

J’ai 30 ans et le chemin que la vie m’a fait prendre a fait de moi quelqu’un qui veut dénoncer les violences, quelles qu’elles soient.

Enfin, je remercie votre organisation pour être le « quelque part » où j’ai pu enfin livrer ce témoignage.

J’ai vécu cet accouchement comme une expérience traumatisante.

Arrivée à la maternité avec des contractions douloureuses et rapprochées on m’a laissé dans une chambre où il faisait très froid pendant 3 heures, sans m’ausculter, sans se soucier de mon état.

Puis j’ai subi une épisiotomie sans en être informée, et la sortie de mon bébé aux spatules a été très violente.

Mal recousue suite à mon épisiotomie, je n’ai pas pu me lever pendant un mois.

J’ai vécu cet accouchement comme une expérience traumatisante.

Elle pose une pince de pozzi pour tirer le col. Elle va pour poser le DIU et je hurle. Une douleur atroce. Je fais un malaise.

Je vais tenter d’être concise. Cela s’est déroulé sur plusieurs semaines/mois.

Je suis allée consulter ce médecin généraliste suite à une infection urinaire que je trainais depuis un moment. Mon médecin habituel n’étant pas disponible pour une longue durée, j’ai été un peu en errance médicale. J’allais là où on m’acceptait et là où, dans l’urgence parfois, je me retrouvais.

La douleur étant constante au niveau de la vulve, je finis par trouver une médecin qui est OK avec les DIU sur les nullipares. Je la choisie car je n’ai pas envie d’être jugée ni que l’on mette tout sur la faute du DIU.

Lors de la première consultation, je lui transmets toutes les analyses, échos etc… Elle me dit d’un coup que j’ai des chlamydias. Elle me montre mon dépistage datant d’un mois et demi avant, qui m’avait été décortiqué par le directeur du labo, et il était passé entre les mains du cabinet de mon médecin traitant. On m’avait rassuré sur le taux de mycoplasme en m’expliquant que ce n’est rien du tout. Elle me dit alors qu’en réalité ce sont des chlamydias… Elle me donne un traitement pour moi et mon copain. Je lui dis tout de même que je ne comprends pas comment j’ai pu les attraper et qu’au vue de tous les antibiotiques pris depuis le début elles auraient dû être parties, surtout que mes ECBU étaient neg.

Elle m’explique que cela peut rester en dormance pendant des années puis ressortir, que ça peut faire 5 ans que je les ai mais jamais détecté malgré un dépistage annuel. Je lui parle alors du DIU en panique… Les séquelles sur les trompes, que je souhaite des enfants… Elle m’explique qu’il va falloir retirer le DIU, le changer et faire un frottis (dont j’ai eu les résultats 6 semaines après qu’elles les ai reçus, deux semaines après avoir téléphoné chaque semaine au labo. Pour tout le monde il était normal que je n’ai pas mes résultats 8 semaines après bref).
Je ressors en pleurs…

La consultation suivante elle me retire le DIU (pose indolore de celui-ci quelques années auparavant).

On ne m’explique pas ce que l’on me fait vraiment.

Elle va par la suite poser le nouveau DIU. Elle pose une pince de pozzi pour tirer le col. Elle ne m’a pas du tout averti de cette procédure différente de celle subie la première fois.

J’ai mal mais je serre les dents.

Là elle commence à trifouiller avec l’appareil pour mesurer la profondeur de l’utérus. Elle va pour poser le DIU et je hurle. Une douleur atroce. Je fais un malaise. Elle bascule la table en arrière. Me couvre avec un linge.

S’en est suivi 3 semaines de règles en continu. Et une hanche bloquée régulièrement.

Lors de ma dernière visite elle me reçoit et me dit « Alors ça y est ? Vous n’êtes plus le mouton noir de votre relation. »

J’ai appris par la suite que je n’avais jamais contracté les chlamydias.

Que mes douleurs étaient dû à autre chose que la kiné a remis en place. L’ostéo m’a remis en place la hanche qui m’a fait souffrir pendant près d’une année.

Qu’il n’était pas nécessaire de retirer le DIU dans un cas de chlamydias si c’est contracté après la pose. J’ai pas la suite fait une salpingographie afin d’être rassurée sur l’état de mon utérus et de mes trompes, n’ayant pas été rassurée par le médecin.

La pince de Pozzi est-elle systématiquement nécessaire pour poser un DIU ?

Non. Il existe une autre technique, voici l’explication en vidéo et n’hésitez pas à la montrer au professionnel de santé avant la pose en spécifiant que vous ne voulez pas de la pince. Car OUI, le col est sensible !

Cannes : « Elle fait ce qu’elle a à faire, ne m’explique pas vraiment lorsqu’elle met la sonde »

J’ai consulté cette gynécologue dans le cadre de mon suivi. Je ne la connaissais pas. J’avais pris RDV avec une femme car j’avais eu de mauvaises expériences avec des gynécologues hommes.

Elle me reçoit dans son bureau et me pose les questions habituelles sur les antécédents médicaux. Je lui mentionne un antécédent et nomme le praticien.

Visiblement, elle le connait et me demande pourquoi je ne retourne pas le voir. Je lui répond que je n’étais pas à l’aise avec lui et elle n’a pas l’air très satisfaite mais je n’en saurai pas plus. Nous passons à l’examen. Elle fait ce qu’elle a à faire, ne m’explique pas vraiment lorsqu’elle met la sonde etc… J’ai quand même des explications sur ce qu’elle voit, ça c’est plaisant.

Une fois tout terminé, je suis encore sur la table d’examen complètement nue et elle va répondre au téléphone.

La consultation s’est terminée ainsi ; la gynécologue au téléphone pour choisir un restaurant. Voilà.

Moi les marie-couche-toi-là qui ont un stérilet, elles deviennent stériles.

J’ai consulté ce gynécologue sur les conseils d’une amie. Premier contact avec le secrétariat auquel je demande si ce médecin pose des DIU Cuivre aux nullipares. La réponse est donnée de façon assez agressive, on ne peut pas me répondre c’est le médecin qui décide.

Certes.

Je demande combien coûte une consultation, c’est pareil c’est lui qui décide. On me demande avec insistance si je veux prendre rendez-vous. Je sens bien qu’il faut que je me décide.

Le jour du RDV, je me présente au secrétariat. À peine un bonjour… Je cherche à être rassurée on me répond : « Oui, oui il est très gentil!« . Rapidement, il n’y a pas que ça à faire quoi.

Au bout de 20 minutes d’attente, le médecin vient me chercher. Son bureau sent la cigarette ou les cigarillos (c’est assez fort comme odeur et marron comme cigarette). Il me demande si cela me gêne qu’il fume. Je n’ose pas dire non de peur de vexer. Il me demande la raison de ma venue. Je lui explique donc que je suis là pour une contraception non hormonale et que je souhaite plus précisément un DIU au Cuivre.

Là commence l’interrogatoire, puis jugement puis sermon :
Que faites-vous dans la vie ? D’où venez-vous ? Vous faites quoi comme études ? Etc…
Vous êtes mariée ? Où vie votre copain ? Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ?

« Alors non, moi le stérilet je ne le pose pas comme ça. On ne sait pas ce que va donner votre relation. Vous votre génération de baba cools inconscientes.

La pilule ? C’est rien ! C’est pas dangereux ! Les femmes qui disent avoir des effets secondaires, ce sont des menteuses.

Il n’existe pas d’autres moyens de contraception que la pilule, si ça ne vous va pas vous continuez à utiliser des préservatifs. Moi les marie-couche-toi-là qui ont un stérilet, elles deviennent stériles.

Vous n’êtes pas dans une situation stable selon moi, pas de stérilet et en plus vous n’avez pas encore d’enfants. »

Je pleure.

Le médecin est ensuite appelé pour un accouchement par téléphone : « Surtout, dites lui de ne plus pousser ! » Une demi heure plus tard il est de retour.

Il me dit qu’on passe à l’examen physique. Je pleure toujours un peu. Il me dit de me déshabiller, là au milieu du bureau (il n’y pas de rideau ou paravent) qui est muni d’une grande vitre (teintée) qui donne sur la rue. Je dois négocier pour ne pas avoir à retirer mon débardeur. Cela dure 5 minutes… Où il me dit qu’il doit voir ma poitrine, moi qui lui répond que j’ai déjà été examinée là dessus quelques mois auparavant (je suis à ce moment là cul nu au milieu du bureau debout). Situation très inconfortable.
Je m’installe sur la table d’examen. Il me demande si je sais ce qu’est un frottis. Je réponds que oui. Il met le spéculum, dit que mon col est très beau. Enfonce une tige, j’ai mal mais je ne dis rien, je tressaille seulement. Il me dit j’ai fait le frottis. Il retire le spéculum. Enfile un gant. Enfonce ses doigts et réalise un toucher vaginal (c’était la première fois et je ne savais pas ce que c’était).

À aucun moment, il ne m’a expliqué quoi que ce soit ou demandé mon consentement.

Je saigne du frottis mais il ne dit rien.

Je me rhabille. Je suis à nouveau face au bureau, face à lui. Il me prescrit une autre pilule que celle que j’avais eu précédemment car : « Celle ci je ne l’aime pas trop. Elle donne des spottings ».

J’essaie encore d’argumenter et de trouver des raisons pour ne pas avoir à prendre la pilule.

La consultation s’est transformée en une injonction à motiver mon choix et à lui de valider ou d’invalider.

Il me demande en fin de consultation si j’ai une bonne mutuelle. Je réponds que oui (en réalité je n’en avais aucune idée mais je pensais qu’elle était bien). Il me dit alors que je peux payer le prix plein alors (75 euros).

Cela a été compliqué d’obtenir les résultats du frottis. J’ai senti un dédain assez pressant lorsque je téléphonais anxieuse au possible pour avoir mes résultats. Je suis finalement ressortie de cette consultation avec une ordo pour une pilule, une recommandation chez une psychiatre car mon refus de prendre la pilule était certainement lié à un problème relationnel avec ma mère selon lui.

J’ai été poussée dans mes retranchements, pas respectée et considérée comme une enfant. Le surveillant général qui fait la demande et la réponse ! Et cela m’a créé de nouvelles angoisses.

Le DIU au cuivre est-il réservé aux femmes et aux personnes sans enfant ?

Non. Le DIU au cuivre peut-être posé aux femmes et aux personnes qui n’ont pas eu d’enfant (ou de grossesse). Il est grand temps de tordre le coup à différentes idées que véhicule ce professionnel de santé !

  • Il ne faut pas avoir été enceinte pour se faire poser un DIU
  • Le DIU ne rend pas stérile
  • Il ne faut pas nécessairement avoir une relation qu’un.e soignant.e jugerait, selon ses propres principes, comme « stable »
  • Personne ne peut vous imposer une contraception

Pourquoi le médecin ne respecte pas les recommandations sur le dépistage du cancer du col de l'utérus ?

  • Le frottis est recommandé chez les femmes et personnes à utérus entre 25 et 30 ans, en premier lieu par deux examens à un an d’intervalle, puis tous les 3 ans si le résultat des deux premiers est normal.
  • Au delà de 30 ans, le test HPV-HR est réalisé 3 ans après le dernier examen cytologique dont le résultat est normal. Un nouveau test est refait tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans, dès lors que le résultat du test est négatif.

Dans ce témoignage, le médecin ne demande pas à la patiente de quand date son dernier frottis… 

Comment connaitre les tarifs d'une consultation ?

Les tarifs doivent être affichés, de manière visible et lisible dans sa salle d’attente, les tarifs des honoraires pratiquées ainsi que leur tarif de remboursement par l’Assurance Maladie.

Devons-nous subir un examen systématique chez le gynécologue ?

Non. Jamais. 
Chaque professionnel.le de santé se doit de respecter la loi Kouchner de 2002 sur consentement libre et éclairé pour TOUS LES ACTES.

Si seulement je pouvais m’évanouir…

J’écris tout cela d’une traite sur mon portable une nuit d’insomnie, entre les réveils de mon bébé. Je ne sais pas si tout sera clair… mais voici ce que j’ai vécu lors de mon accouchement.

Après avoir perdu les eaux à midi, le travail se déclenche le soir. Les contractions sont tout de suite aiguës et extrêmement rapprochées, comme lors d’une fin de travail. Après avoir insisté, je descends seule en salle d’accouchement. Une sage-femme est de garde et vient me voir de temps en temps, constatant que les contractions ne modifient pas le col. Ma tension grimpe au fil des heures tant la douleur est forte et presque incessante. De plus, j’accouche « des reins ». Un bain m’est proposé, mais il ne change rien, et à aucun moment on ne me conseille une autre position que celle allongée, qui permet le monitoring.

À l’aube, je craque en dépit de mon projet très cher d’un accouchement physiologique. Mon col ne bouge pas et les contractions ne me laissent pas de répit. Ma tension grimpe de plus en plus. L’anesthésiste arrive et me pose la péridurale. Je suis affligée mais sens que je n’ai plus le choix. Ma tension descend suite à l’effet de la péridurale et mon col parvient enfin à bouger de manière encourageante. Mais rapidement, la péridurale cesse de faire effet.

Le matin, un nouveau sage-femme arrive. Il constate que le col est assez ouvert pour espérer un accouchement vers midi. Cependant, cela avance très lentement. Comme la péridurale avait cessé tout effet, il va tenter de me donner plusieurs autres doses, en vain. Vers midi, le col est plus ou moins assez dilaté mais le bébé ne descend toujours pas. Les contractions, elles, restent aussi rapprochées et intenses qu’au début du travail, ma tension est redevenue très élevée.

Le sage-femme propose de m’aider à changer de position (je rappelle que la péridurale ne fait aucun effet et que même avec elle j’étais mobile, mais c’est la douleur qui me clouait allongée), me mettant accroupie. Il montre aussi à mon conjoint comment appuyer en bas de mon dos à chaque contraction puisque c’est bien au dos que la douleur me fait le plus souffrir. Suite à ces deux avancées, je vais déjà bien mieux et regrette amèrement que cela n’ait pas été entrepris plus tôt puisque j’aurais pu respecter mon projet de naissance…
Mais peu de temps après, l’obstétricien arrive. Visiblement, je dois accoucher maintenant. Pourquoi ? Je ne sais pas. La salle doit être libérée, peut-être ? Le bébé n’est toujours pas descendue et je n’ai pas du tout envie de pousser, mais qu’importe !
À partir de ce moment là, le vrai cauchemar commence. D’ailleurs, mon stress grimpe d’un coup.

Le sage-femme me fait me mettre en position gynécologique malgré mon regret explicite de ne pas pouvoir rester accroupie. Il affirme que l’accouchement sera plus simple ainsi du fait de ma péridurale… qui est sans effet depuis des heures.
Je ne sais pas pourquoi je ne proteste pas… je n’ose pas. Je me sens stressée par leur empressement. Je ne suis pas bien… D’ailleurs, les contractions s’arrêtent presque totalement ! Et le peu que j’ai est tellement faible qu’on pourrait dire qu’elles sont inexistantes.

Le sage-femme masse mon périnée avec du savon liquide, ce qui me fait mal. On me fait quand même pousser, et l’obstétricien critique mes poussées inefficaces. Il faut dire que la position, l’absence de contractions et le fait que je doive faire descendre un bébé qui n’était visiblement pas prêt à descendre n’aident pas !

Malgré tout, j’arrive à faire descendre le bébé. Mais pas encore assez… L’obstétricien dit qu’il va utiliser les spatules. Paniquée, je demande si on a rajouté de l’ocytocine à ma perfusion – oui, je suis encore prête à rogner sur mon projet de naissance. Mais on me dit que ça a, bien sûr, déjà été fait… Donc sans me le demander et depuis je ne sais combien de temps.

Enfin, l’obstétricien souhaite faire des compressions avec ses mains sur mon ventre et, désespérée, j’accepte. Mais la douleur est trop insoutenable et je lui demande d’arrêter. Mon conjoint m’apprendra plus tard qu’il allait continuer mais qu’il a arrêté son geste car mon compagnon a tendu la main vers son bras pour l’arrêter.
On voit enfin le haut du crâne de mon bébé suite à mes efforts, mais il ne passe pas. Après quelques poussées hors toute contraction, l’obstétricien s’installe entre mes jambes à la place du sage-femme, ordonne à mon compagnon de regarder ailleurs et pratique une épisiotomie à vif. Sans m’avoir prévenue, rien. Le bébé était en détresse respiratoire. Peut-être aurait-il été bon de me laisser accoucher en temps voulu et dans des conditions humaines afin que ce ne soit pas le cas ? Non ?

Je crie. Le bébé sort d’un coup, me coupant le souffle, et il m’est presque jeté sur le ventre tandis que l’obstétricien me recouds tout de suite, toujours à vif. Je suis perdue, entre l’émotion de voir mon bébé et la douleur, la torture entre mes jambes. Bien sûr, on ne me laisse même pas voir le cordon au moment où mon conjoint le coupe et on ne laisse pas le bébé bénéficier d’un peu de temps avant cela : non, c’est fait dans une rapidité incroyable.

Après avoir recousu, et selon le témoignage de mon compagnon (car je ne ressens plus qu’une zone de douleur entre les jambes), l’obstétricien tire sur le cordon ombilical avec insistance. Jusqu’à ce qu’un morceau de placenta sorte. Oui, juste un morceau. Il faut donc aller chercher le reste. Et là, il entreprend tout de suite une révision utérine… à vif. La douleur m’arrache des cris et je demande à ce que mon bébé, encore dans mes bras, soit amené ailleurs. On me répond qu’il n’y a pas besoin et alors je tend le bébé à son père et lui dit de partir avec lui. Le bébé se met à pleurer.

Aujourd’hui encore, quand il pleure, je revis ce moment où j’ai dû l’éloigner de moi suis rapidement. Mais ce qui va suivre va être trop horrible, il ne doit pas être là. Mon conjoint et une sage-femme vont alors lui faire ses premiers soins.

Quant à moi, la torture peut recommencer. Je ne savais pas qu’on pouvait autant souffrir, que le corps était capable d’endurer pareille horreur sans lâcher. Le sage-femme me tient la main, j’étouffe autant que possible mes hurlements tandis que l’obstétricien a l’indécence de me demander de cesser de bouger autant. Il peine et râle. Doit y retourner. C’est finalement terminé. Enfin… il faut encore recoudre de nouveau… Je n’en peux juste plus. Si seulement je pouvais m’évanouir, mais non.
Suite à cela, j’ai l’impression d’être nulle, vide… Et j’ai terriblement mal. Je me sens faible. Mais il y a mon bébé qui revient. On m’aide à le mettre au sein. Mais très vite, ma faiblesse empire. Ma tension baisse. Je perds du sang et régulièrement on vient appuyer sur mon ventre d’où encore plus de sang s’échappe. Ma tête tourne, je suis incapable de m’occuper de mon bébé, ni même de le contempler. Rien. Je dois même accepter qu’ils le nourrissent eux-mêmes… j’apprendrai plus tard que ça aurait pu attendre, mais là on commence une autre histoire : celle de la difficulté que j’aurai à allaiter à la clinique.

Pour revenir à cet après-midi, j’ai beau dire que j’ai encore très mal, on me répond que c’est normal. Je suis faible et mes oreilles bourdonnent, j’ai la nausée… En fin d’après-midi, dans tout ce nid de douleurs, une chose parvient enfin à se préciser à mon esprit ; j’ai besoin de pousser. Je pense avoir besoin d’aller à la selle, un besoin impérieux. On me met une sonde urinaire et une de ces espèces de petites bassines pour faire ses besoins allongée, puisque je suis incapable de bouger. Rien n’y fait. Finalement, une sage-femme accepte de tenter de m’amener aux toilettes, mais dès qu’on me redresse je fais un malaise. Ma tension chute encore.

Mon conjoint n’a pas le droit de rester la nuit. Cela aurait pourtant permis que mon bébé reste au moins dans la même pièce que moi. Mais il rentre à la maison et je suis ramenée dans ma chambre, séparée d’un bébé qui m’était de toute façon inaccessible même visuellement à cause de mon état.

Dans la chambre, le soir, je suis toujours incapable de bouger sans faire un malaise. J’ai toujours ce besoin de pousser et une sage-femme finit par arriver pour m’aider à aller aux toilettes. Mais elle doit elle aussi constater que je ne peux pas me relever. Ma tension a encore baissé. Elle pratique une nouvelle compression sur mon bas ventre, comme j’en ai eu plein les heures précédentes. Mais là, ce n’est pas qu’une flaque de sang qui sort, mais plusieurs jets abondants. Il y en a partout.

Affolée, elle appelle ses collègues. Il faut me redescendre en salle d’accouchement et appeler l’anesthésiste. Je crains une nouvelle révision utérine et pleure, panique, supplie… je ne veux pas. En bas, elles commencent à aller chercher de longs filets membraneux tandis que je me tords de douleur. L’envie de pousser est apaisée.
L’obstétricien arrive, le même que pour l’accouchement… Il doit refaire une écho tandis que l’anesthésiste lui parle déjà de RU. Je suis désespérée… L’obstétricien nie d’abord le besoin d’en refaire une avant de devoir y céder en m’accusant de cette nécessité ; c’est de ma faute s’il reste quelque chose car j’étais trop énervée lors de la première !

Je demande à ce qu’on prévienne mon conjoint. J’entends qu’on dit qu’il ne faut surtout pas l’inquiéter pour qu’il ne vienne pas.

On me dit que cette fois-ci, on m’endormira. Mais alors que j’espère une anesthésie générale, l’anesthésiste, juste avant de m’injecter le produit, m’annonce que je ne serai pas endormie mais que je serai comme dans un état second pour ne pas trop sentir la douleur ! Et, en effet, c’est peu dire. Non seulement je sens la douleur mais en plus je fais le plus gros bad trip possible. Je me sens partir, je lutte pour que ma conscience ne se noie pas dans un tunnel de voix atrocement fortes et métalliques, je m’entends protester au loin… rien n’y fait. Je sens que je meurs.
Au « réveil », je m’inquiète pour mon bébé et demande à plusieurs reprises s’il va bien.

J’ai terriblement mal tandis qu’on me passe une sonde urinaire dans ce nid de douleurs. J’apprends qu’on m’a encore recousue. Je demande un anti douleur, mais on me dit qu’il y a plus urgent. En effet, tout le monde s’affaire autour de moi. Il faut urgemment me transfuser. Je comprends à demi mots de leur part que j’ai failli y passer, que j’ai perdu beaucoup de sang durant l’intervention.

Les sages-femmes ont un geste très gentil, puisqu’elles m’amènent mon bébé. Sur le coup, c’est comme si je le voyais pour la première fois… On me rassure. C’est fini.

Enfin.

Sauf que les jours suivants seront affreux. Je récupère difficilement. Les douleurs resteront intenses. Ma cicatrice me fera souffrir terriblement.
La montée de lait n’arrive pas… et au lieu de me faire mettre le bébé au sein au maximum, on lui donne beaucoup de compléments. Il dort très peu, pleure beaucoup et a tout le temps besoin des bras.

Je reste une semaine à la clinique. J’ai toujours aussi mal. Mon hémoglobine reste très basse le jour de la sortie. Le sage-femme me fait passer une échographie… et c’est l’horreur. L’échographe passe par le vagin. Je me tords de douleur et elle finit par devoir arrêter l’examen sans résultats probants.

Lors du passage, chez moi, de sages-femmes à domicile, j’apprendrai à quel point ce que j’avais subi était intolérable. Mais aussi que j’avais été bien étrangement recousue et que mes points avaient en partie cédé… Grâce à elles, j’ai pu bien mettre en place mon allaitement, simplement en me faisant confiance et en mettant mon bébé au sein à la demande.

Aujourd’hui, bientôt quatre mois après ce jour, j’ai encore très mal. Ma cicatrice saigne encore parfois. Mon vagin est douloureux, j’ai des saignements et des douleurs dans l’utérus, dans lequel un fibrome s’est créé.

Psychologiquement, je suis traumatisée. Quand bébé arrive enfin à dormir, l’accouchement revient me hanter. Je suis en colère. Encore plus parce que je n’ai pas su me défendre, défendre aussi le droit de mon bébé à naître dans de bonnes conditions. Car il ne va pas bien non plus.

Bien sûr, toute vue sexuelle est inenvisageable. Je ne sais même pas si j’arriverais à donner un petit frère ou une petite sœur à mon fils, alors même que je rêve d’une famille nombreuse.

Le « pire », peut-être, ou en tout cas ce qui m’enrage le plus, c’est que j’ai remercié. J’ai remercié tout le monde. Même l’obstétricien. Et plusieurs fois.

Aujourd’hui, ma gynécologue veut que je me fasse aider. Mais si j’en comprends la nécessité, j’ai surtout au fond de moi un besoin qui restera inassouvi ; celui d’obtenir justice.

J’ai eu l’impression d’être passée à côte de mon accouchement.

Échographie du 2e trimestre, le gynécologue passe de l’écho standard à une échographie vaginale sans me prévenir. Après avoir bien trifouillé dans mon vagin, il m’annonce que le bébé est mal placé, qu’il ne peut rien voir et qu’il va falloir refaire une écho (et repayer bien sûr).

Dernière consultation avant l’accouchement, consultation qui dure 10 minutes, comme les autres. Il me fait un toucher vaginal pour voir si mon col est ouvert. Il a tellement forcé que j’ai eu mal pendant trois jours.

Le jour de l’accouchement, une seule sage-femme disponible pour tout le service. Impossible de gérer seule la douleur pour ce premier accouchement, sans être accompagnée. Péridurale dosée beaucoup trop fort. J’ai eu un hématome pendant plus d’un an, et je n’ai absolument rien senti des contractions, ni pendant la poussée. J’ai poussé de travers, j’ai eu un immense oedème vulvaire et je me suis déplacé le bassin.

C’est la sage-femme qui m’a aidée à accoucher. Le gynécologue est venu après la délivrance. Il est juste passé en coup de vent. Et il a facturé plus de 500 euros.

J’ai eu l’impression d’être passée à côte de mon accouchement.

Photo : Gilles Perréal

Le manque de moyens, la grève, ne devrait pas occasionner ce que j’ai subi : c’est de la violence.

C’était pendant la période de grève des sage-femmes. C’était mon premier enfant arrivé à terme et j’ai perdu les eaux vers 3h du matin.

Dès mon arrivée à la maternité, j’ai été mise sous monitoring. Pas de contraction (du moins je n’éprouvais pas de douleur particulièrement intense) et ce jusque midi. À ce moment là, n’ayant toujours pas de contraction, on m’applique un gel et on me propose la péridurale. Je refuse au départ, je ne savais pas ce que le gel occasionnerait ; puis, devant les douleurs insoutenables je finis par accepter la péridurale.

Sourire narquois de la sage-femme à ce moment-là.

On commence à m’installer dans la salle d’accouchement vers 14h. Je pousse, comme on me demande de le faire, mais mon bébé ne sort pas ; la sage-femme, très froide et sûrement lasse que le bébé ne sorte pas au bout de 2h à pousser, dit à un moment donné « les rasoirs ça existe » (certes je ne m’étais pas épilée à cet endroit depuis un bon moment… mais elle n’a pas à faire ce type de remarque humiliante) puis je sens la tête de mon bébé qui commence à sortir et à rentrer ; elle pratique une épisiotomie, je sens mon bébé sortir et il crie, on le pose sur mon sein. Mon compagnon qui a assisté à l’accouchement pose la main sur le côté mais il s’aperçoit que ce sont des essuie mains sales et la sage-femme lui dit d’un air moqueur « vous avez vu, c’est pas propre un accouchement, hein ».

Pendant qu’elle me recoud, elle se met en colère de « devoir recoudre à la main », se plaint de ne pas avoir le bon matériel ; puis on me prend ma fille et la sage-femme commence sans rien dire, à appuyer sur mon ventre avec ses 2 mains ; j’ai mal mais je n’ose pas lui dire au départ vu son comportement froid et désagréable, puis devant ce geste qui devient plus fort je lui dis qu’elle me fait mal : elle ne me répond pas et continue d’appuyer. Je lui répète plus fort qu’elle me fait mal et elle me répond « bah c’est pas sensé être une partie de plaisir » (!!!!) en appuyant encore plus fort. Je crie de douleur.

Puis on me ramène dans ma chambre. J’avais décidé de ne plus tenir compte de tout ça car l’essentiel pour moi était que ma fille soit en bonne santé mais 2 jours après sa naissance elle s’est évanouie pendant que je l’allaitais. Complètement en panique j’appelle l’auxiliaire de puériculture qui me prend mon bébé d’un air très détendu, voire « jemenfoutiste », sans me dire où elle l’emmène… j’attends une demie heure sans savoir ce qu’il se passe, ce qu’ils font à mon enfant puis l’auxiliaire de puériculture revient, toujours très détendue, avec ma fille dans une couveuse en me disant qu’elle va bien, qu’elle manque juste d’un petit peu de sucre et que même si elle n’a rien, on va nous transférer dans un autre hôpital avec un service de néonatalogie.

Nous avons alors été transférés dans un autre hôpital sans plus d’explication… pour revenir à l’accouchement, j’avais mis le comportement de cette sage-femme sur le compte de la grève, du manque de moyens. Mais j’y repense parfois et je me dis que la grève, le manque de moyens ne devrait aucunement excuser cette attitude ni ternir ce qui est censé être l’un des plus beaux jours de la vie d’une femme, d’une famille.

À l’opposé de l’image d’une maternité « familiale » (car elle limitait à l’époque son accueil à une dizaine de futures mamans) vantant ses naissances dans le journal local, il y a aussi eu des cas non relatés de morts (enfants et mères).

Il a été question à plusieurs reprises que cette maternité ferme faute de rentabilité, il y a eu une pétition pour la garder ouverte pour le côté « pratique » de proximité pour des parents de certaines communes du Golfe de St Tropez, je n’ai jamais signé cette pétition et je ne la signerai jamais.

À ce jour ma fille est magnifique et en pleine santé mais je n’oublierai jamais ce que j’ai subi et je n’ai pas d’autre enfant.

Le manque de moyens, la grève ne devrait pas occasionner ce que j’ai subi qui est de la violence.

Aurélia, du projet de naissance aux violences obstétricales, par Le Tourbillon

Dans cet épisode, Aurélia nous raconte son évolution dans la maternité au fil de ses accouchements, comment elle s’est préparée à donner naissance une troisième fois dans la bienveillance et pourquoi rien ne s’est passé comme prévu.

Les violences obstétricales en Podcast


Ils ont essayé de m’ouvrir mais je ressentais tout

« Cette mère raconte son accouchement cauchemardesque »

Marion a subi des violences obstétricales et gynécologiques lors de son premier accouchement. Une expérience déshumanisante sur laquelle elle est revenue pour Parole de mamans.

 

En juin 2018, Marion se rend à la maternité de la Croix-Rousse, à Lyon, où elle sera d’abord très bien accueillie. Au bout de 4 heures d’attentes, la jeune femme peut enfin bénéficier de sa péridurale. “Je criais à l’aide et j’étais effondrée en larmes”, confie Marion. “Mais dès que j’ai eu la péridurale, les contractions se sont arrêtées. Ils m’ont alors mis de l’ocytocine pour déclencher les contractions à nouveau”. 

Les violences obstétricales dans la presse

Un article de « Paroles de Mamans », publié le :

J’ai subi du harcèlement à chaque contrôle

J’avais prévu un accouchement à domicile avec une sage femme. J’avais la preuve que mon terme n’était pas dépassé via ma premiere échographie (donc la plus fiable) mais ils ont commencé à me harceler pour faire un déclenchement car ils se fiaient à l’échographie de 6 ou 7 mois de grossesse.

J’ai subi du harcèlement à chaque contrôle, tous les deux jours, à partir de 40sa, parfois à 4 devant moi pour que j’accepte un déclenchement.

J’ai du écrire un mail à la cheffe de service rappelant les lois… cela n’a rien changé, le 10 septembre ils ont tout fait pour me faire craquer alors que bébé était haut placé et avait beaucoup de liquide etc

J’étais à 41sa en réalité (je sais très bien le seul rapport que j’avais eu en décembre car le père était ensuite parti au Québec pendant un mois). Ils ont quand même écrit que j’étais à 42 sa, ce qui est faux, comme le confirmait la première échographie.

Cela a fini en déclenchement le 11 septembre. À force de pleurer en rentrant.

Le déclenchement a mal tourné (forcément le bébé était haut placé et non engagé. C’est son cordon qui serait passé en premier. Pour certaine sages-femmes ce serait juste une membrane car un cordon ça bat…)

Quand une autre sage-femme est venue vérifier si c’était une membrane ou un cordon cela faisait 1h que j’attendais et donc bebe aussi, dans cet état… elle m’a sauté dessus sur le lit et s’est mise à hurler « on a un code rouge urgence!!!! Cordon ! On a un cordon ! » et m’a d’un coup enfoncé sa main entière dans le vagin et a remonté violemment la tête du bébé dans l’uterus, ils ont tiré le lit, avec moi, jambes écartées, nue et la main dans le vagin devant tous le monde dans le couloir… et une fois dans la salle, ils m’ont enfoncé un ballon dans la vessie violemment

Malgré la péridurale que j’avais depuis 20 minutes, j’ai quand même fini en anesthésie générale, je n’ai pas pu voir mon bebe.

Pendant mon anesthésie, ils ont violenté ma mère verbalement, pour lui faire signer des papiers pour m’interner car j’avais refusé le déclenchement la semaine d’avant ! Elle a refusé.

Le bébé (ma fille) ayant reçu deux anesthésies en l’espace de 20 minutes, est née inanimée et à mon reveil (2h après) ils m’ont dit que c’était urgent de l’envoyer par le SMUR à Pellegrin, sur bordeaux, sans moi, pour la faire examiner là bas par encéphalogramme. Je pleurais, je voulais partir avec elle, ils ont refusé, mon bébé était dans mes bras et allait très bien, il voulait téter. J’ai dû signer et la voir seulement 3 minutes (alors que ça faisait 2h qu’elle était née donc cela n’avait pas
l’air si urgent et elle allait très bien).

Elle est partie j’ai pleuré toute la Nuit.

J’ai appelé l’hôpital de Pellegrin, ils m’ont dit qu’elle allait très bien et ne lui ont strictement rien fait, même pas un encéphalogramme, mais elle a vécu le stress énorme de piqures dans les talons pour contrôler son sucre alors que je n’étais pas diabétique du tout mais eux avait décrété que je l’étais alors que même la diabétologue leur a dit que non !

La petite est revenue complètement terrifiée qu’on la touche… quand elle a été sur moi elle pleurait, elle était affamée et a tété de suite. Depuis ce jour, je ne peux même pas la poser. Elle est terrifiée dès que je la pose, même en voiture c’est le drame. Elle est également terrifiée des bains je ne sais pas ce qu’il s’est passé…

Ensuite la maternité, malgré les bons résultats, nous a retenu de force en faisant du chantage pour garder mon bébé si je faisais une décharge pour partir… Nous sommes restés du jeudi, accouchement le vendredi 11 septembre, au mardi ou mercredi d’après avec visite du psy encore dans le but de créer des ennuis, sous prétextes que je pleurais le jour où mon bébé est parti en SMUR sans moi… La psychologue adorable a très bien vu que c’était normal et que l’hôpital me retenait de force contre mon gré, alors que bébé et moi allions bien… et que je demandais un PRADO à domicile et leur disant que je ne voulais plus être soignée et suivie par eux.

En partant, dans son carnet, il est écrit qu’elle avait un APGAR à 9/10 à 2 minutes de vie donc pourquoi nous avoir fait subir tout cela et nous séparer si ce n’est pas par vengeance car j’avais refusé un déclenchement la semaine d’avant ?

Mais vous n’avez pas d’homme dans votre vie ?

Suite à une boule au sein, bien qu’un radiologue penche pour l’adénofibrome, je vais faire une visite de contrôle chez un gynécologue que je ne connais pas.

Le cabinet est flambant neuf. Je suis assez angoissée, je tente de lui expliquer mon cas, mais le gynécologue me coupe et m’invite à passer sur sa table d’examen hightech.

Il m’enfonce le spéculum sans me prévenir dans le vagin (comme le font habituellement les gynécologues) sans douceur, et comme j’ai hésité en montant sur sa table, qui semblait sortie de Mon oncle de Tati, et que j’ai un mouvement de petite crispation quand il m’enfonce le spéculum, le gynécologue me demande :

« Mais vous n’avez pas d’homme dans votre vie ? ».

Il associe de manière totalement malsaine l’introduction de son spéculum à un acte sexuel !

Je lui réponds que si et pense, sans le dire : « mais il est beaucoup plus doux que vous ».

Pour la petite histoire, le gynécologue a demandé ensuite au cabinet de radiographie/échographie que je refasse une écho, que j’avais déjà faite… (mais il n’avait pas écouté). J’ai cru que c’était une initiative du cabinet de radiologie, qui s’était inquiété en revoyant les clichés, et j’ai passé l’agrégation de lettres la boule au ventre (mon rendez-vous n’ayant pu être programmé qu’après les épreuves), car j’étais persuadée que mes clichés étaient inquiétants.

À croire que l’épisiotomie est un acte systématique !

À mon arrivée à l’hôpital pour migraines, j’étais dilatée à 4. Pour accélérer le travail, on a voulu me déchirer les membranes sans me demander mon accord.

J’ai tellement eu mal que j’ai demandé ce qu’on me faisait. J’ai pu faire stopper cette pratique fort heureusement !

Pratique d’une épisiotomie sans me demander si j’étais d’accord également.

C’est au bout de 10 minutes pendant lesquelles j’insistais qu’on m’a dit l’avoir faite. À croire que l’épisiotomie est un acte systématique dans le cadre d’un accouchement !

Selon lui je suis « rondouillette » et bois trop de soda.

J’ai eu un rendez vous le 2 février 2021 pour pouvoir faire mon inscription à la maternité en vue de mon accouchement qui arrive.

Très mal reçue par le gynécologue qui me dit qu’il en a marre de voir des femmes enceintes car ce n’est pas son domaine. Selon lui je suis « rondouillette » et bois trop de soda.

Il ne prend pas le temps de regarder mon dossier et me dit que les sages-femmes le font « chier » à ne pas faire leur travail correctement. Il a regardé deux feuilles de prises de sang pour me dire qu’il en avait rien à « foutre », que plutôt de faire l’amour je devrais connaître mon dossier.

Nous sommes ensuite passé dans la salle d’examen, de là, il m’a fait une petite échographie. Par la suite j’ai eu le droit à la sonde vaginale pour me montrer ma vessie et mon périnée, sans aucun tact. Il m’a dit de ne pas me contracter car je n’irai pas loin. Il m’a ensuite fait un toucher vaginal en me faisant mal, pour ensuite retirer sa main et y retourner comme un bourrin car il a « oublié » de vérifier mon bassin.

J’ai eu le droit à des remarques quand il a vu mes vergetures.

Par la suite, il m’a dit de reprendre rendez-vous pour dans 3 semaines et qu’il passerait par le rectum pour me montrer le périnée. Il m’a dit que le bébé, avec de la force, passera en voix basse, alors que normalement je dois accoucher par césarienne au vu de sa tête et de mon bassin étroit.

Il est ensuite sorti de la salle, avec un « à bientôt » me laissant nue, tremblante, sans aucune information.

Je l’ai dérangé dans sa journée, car je lui ai fait perdre du temps. Ne parlons pas des gestes barrières, il se balade avec son café dans les couloirs le masque sous le nez et une fois dans le bureau, le masque finit sur le menton.

Je n’ai pas repris rendez-vous dans cet hôpital, je me suis tournée vers une clinique privée.

emeline perfeito podcast

L’histoire d’Emeline Perfeito

Un matin, Emeline a de fortes douleurs au ventre. Elle est à deux jours de son terme de grossesse. Les pompiers qui viennent la chercher, la gynécologue qui l’examine, la sage-femme qui la monte en chambre, tout le monde pense qu’Emeline est sur le point d’accoucher. Mais il n’en est rien.

Son histoire est racontée par Élise Costa pour Arte Radio, en partenariat avec Slate.

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Recoudre ça

Delphine, 37 ans, assistante de direction, mariée et maman de 2 filles nées en 2017 et 2019 a décidé de raconter son histoire sur Instagram.

Elle qualifie son compte d’un « compte résilient 💪 à destination des personnes victimes d’erreurs médicales, de violences obstétricales et gynécologiques ».

 

logo du compte instagram Recoudre ça

Retrouvez le témoignage poignant de Delphine et soutenez là dans sa démarche !

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photo de forceps

Au fait je vous ai fait une épisiotomie madame

Première violence : me demander à mon arrivée dans combien de temps j’allais demander la péridurale « si vous la demandez dans 2h je vous mets directement en salle de naissance » pour un premier bébé ??!

Puis on nous a laissé seuls avec des vérifications toutes les heures. Travail long, très long. J’avais peur. J’avais juste demandé pas d’étrier, pas d’épisio dans mon projet de naissance.

Gros bébé… le coeur du bébé faiblissait on m’a mis les étriers fait pousser en bloquant. Le sage femme a appelé le médecin, qui est arrivé avec une interne sans se présenter. Il a sorti les forceps sans m’expliquer.

L’interne a posé les forceps et quand j’ai demandé si le bébé était descendu on m’a dit « tendez les bras ». Et 30 secondes après me l’avoir donné ils sont partis avec mon mari. Me laissant seule 2h pour la suture.

Ils chuchotaient… « Au fait je vous ai fait une épisiotomie madame » … puis je questionne. C’était long, très long… « Mais non c’est pas parce que c’est long que c’est grave ». Je suis ensuite restée 3h en observation.

J’avais terriblement faim. Puis une élève infirmière s’y est prise à 4 fois pour me faire une prise de sang. Lorsque je me suis réveillée dans ma chambre après quelques heures j’avais l’impression qu’un camion m’était passé dessus. Impossible de bouger, de me lever. On m’a renvoyée aux urgences où j’ai retrouvé l’interne qui était responsable de ce carnage, contente d’elle. Elle et sa copine n’ont pas jugé utile de m’aider à me lever de ma chaise roulante pour m’installer sur la table d’examen. J’en pleurais. Je n’arrivais même pas à enlever seule ma culotte. Mais non tout allait bien. Tout était normal.

Au final… Après 2 semaines de calvaire, cicatrice infectée et étirement des nerfs (ça c’est au bout de 6 mois qu’on a posé le diagnostic) Ça fait 14 mois. Je suis toujours incontinente aux selles, j’ai une descente d’organe et je suis toujours en rééducation.

Je n’accoucherai probablement plus jamais par voie basse. Mon périnée est trop détruit

Supportera t’il une nouvelle grossesse ? Je suis sous anti dépresseurs et souffre d’une dépression et de stress post traumatique.

J’ai fait 9 mois de rééducation…

Le gynécologue a réalisé un point supplémentaire lors des sutures après l’accouchement.
Ce point « artificiel » a provoqué une cicatrice douloureuse et très « rigide » qui m’a interdit tout rapport intime pendant des mois.
J’ai fait 9 mois de rééducation avec une kiné spécialisée ensuite pour me permettre d’avoir à nouveau une vie sexuelle.

Arrêtez votre cinéma…

Souhaits non respectés : accouchement sur le dos alors que je me sentais mal, mes demandes pour me mettre sur le côté sont restées ignorées.

Épisiotomie sans consentement, sans même me prévenir, je l’ai découvert seule en suites de couches.

Péridurale ratée qui a causé une brèche de dure mère qui m’a fait des séquelles dont j’ai souffert pendant 3 ans.

Douleur terrible due à cette brèche en post-partum, non prise en compte, ignorée, violences verbales et psychologiques (« vous n’avez pas mal », « arrêtez votre cinéma » etc).

Vaccination grippe quasi imposée (il m’a fallu dire 3 fois que je ne voulais pas, on a essayé de me piquer de force en post-partum).

Donc les gynécologues sont des Dieux et les femmes ne savent pas enfanter.

Pour ma deuxième grossesse je suis suivie par un sage-femme libérale qui m’accompagne dans l’optique d’accoucher en plateau technique à Gonesse. Seulement pour avoir l’autorisation d’accoucher en plateau technique, la gynécologue responsable du service de Gonesse doit d’abord donner son accord.
Lors de mon dernier rendez-vous avec elle à 33SA, celle-ci m’a annoncé qu’elle refusait de me donner son accord pour accoucher physiologiquement. Elle m’a dit mot pour mot « dans votre cas madame il vous est impossible d’accoucher de façon physiologique ». La raison ? Un bébé estimé dans le 97e percentile à la dernière échographie et un antécédent de césarienne. Selon elle je dois accoucher absolument avec déclenchement, péridurale obligatoire, sur le dos et intervention pour aller chercher le bébé. Quand mon mari lui a demandé s’il n’y avait vraiment pas d’autre option pour que j’accouche par voie basse elle lui a répondu « je ne fais pas ça pour vous punir, vous savez si le taux de mortalité mère/enfant a diminué c’est quand même grâce à nous ».

Donc les gynécologues sont des Dieux et les femmes ne savent pas enfanter.

Nous n’avons plus remis les pieds dans la maternité depuis, je suis en cours d’inscription ailleurs.

Petit bonus : quand on vient pour un rendez-vous on est reçu par des sages-femmes qui prennent notre poids et tension. L’une d’elle s’est permise de me faire remarquer que je ferais mieux de porter un soutien gorge…

Elle a fini par retirer sa main pleine de sang…

Lors de mon rendez-vous mensuel du 8e mois, la sage-femme qui m’a reçu voulait absolument vérifier que le bébé avait toujours la tête en bas en faisant un touché vaginal. Malheureusement le bébé était encore très haut et elle n’arrivait pas à sentir la tête. Elle a insisté en enfonçant ses doigts encore plus loin et en appuyant sur le haut du ventre pour faire descendre le bébé. C’était très douloureux, elle a fini par retirer sa main pleine de sang sans savoir si le bébé avait la tête toujours en bas…

Lors de mon accouchement, j’avais bien spécifié que je ne voulais pas de péridurale et que j’envisageais un accouchement physiologique. J’ai rompu la poche des eaux chez moi à 6h du matin, en arrivant à la maternité j’étais à peine dilatée à 1. La sage-femme qui s’est occupée de moi a passé la journée à me rabaisser « ça va être long », « vous devriez prendre la péri ça n’avance pas bien vite », « vous allez vous fatiguer », « le bébé n’est toujours pas descendu il n’appui pas sur le col », « vraiment la péridurale vous soulagerais ».

J’ai fini par céder et prendre la péridurale vers 14h30, j’étais dilatée à 4 et elle m’avait complètement saoulé et découragé. Quelques temps après elle a voulu refaire un touché vaginal, suite à cet acte le bébé est descendu d’un coup mais il a commencé à être en souffrance. Elle a appelé le gynéco qui est venu constater et à dit à la sage femme sans même m’adresser la parole « préparez le bloc en urgence ».

On m’a emmené au bloc en courant, au moment où on a fait l’incision j’ai tout senti. Je me suis mise à hurler dans le bloc de cette incision à vif, j’entends quelqu’un dire « il faut lui remettre une dose ! ». Après cette phrase je me suis complètement endormie et j’ai raté la naissance de ma fille.

Quand j’ai ouvert les yeux 5 minutes après, la sage-femme a ri et m’a dit « bah dit donc ça se voit que vous n’êtes pas du genre à picoler ou vous droguer, vous n’avez pas tenu la petite dose d’anesthésiant ». On m’a emmené en salle de réveil, j’ai retrouvé ma fille plusieurs heures après, on m’a mis un bébé dans les bras, ça aurait pu être n’importe quel enfant, c’était la même chose pour moi à ce moment là.

Les quelques jours qui ont suivi à la maternité ont été tous aussi horribles. On me rabaissait, m’infantilisait. Le papa n’avait pas le droit de rester le soir alors qu’avec une césarienne j’aurais bien eu besoin de lui la nuit pour gérer les changes de bébé. Au lieu de ça je devais appeler les infirmières pour avoir de l’aide pour tenir debout et m’en charger plusieurs fois dans la nuit, et ça, sous leurs remarques désobligeantes. Petit bonus, je n’ai eu aucun soin sur ma cicatrice on m’a déposé les produits sur ma table de chevet en me disant « pour les soins de votre cicatrice il faut faire comme pour le cordon ». Je ne m’étais même pas encore levé une seule fois, je ne voyais même pas ma cicatrice… Heureusement mon mari s’en est occupé pour moi…

Non respect du consentement libre et éclairé (Loi koucher 2002)

Violences obstétricales à la Polyclinique du Beaujolais à Arnas (69) : 

La nature des actes : Non respect du consentement libre et éclairé (Loi koucher 2002)

Le ou les auteur.es des violences obstétricales ou gynécologiques : Sage-femme, Gynécologue

Date des faits : 06/11/2017

Cela s’est passé pendant… : Accouchement, Post-partum, Consultation gynécologique

Les séquelles : Physiques à court terme pour la mère (séquelles temporaires en post-partum), Psychique, Dépression post-partum

Suites données : Aucune

La personne n’a pas souhaitée témoigner…

À mon cri de douleur et à mes larmes il a compris « mais vous êtes vierge ? »

Je me suis rendue le 14 juillet 2001 à l’hôpital d’Albi (81) pour de violentes douleurs abdominales et des pertes de sang marrons abondantes.
J’étais accompagnée de mon copain qui a été écarté à l’arrivée.

La première sage-femme m’a posé des questions sur ma vie sexuelle, a été très suspicieuse quand je lui ai dit que mon copain et moi n’avions pas de rapport sexuel et ne m’a pas cru quand je lui ai affirmé être vierge.
Idem pour le gynécologue qui m’a ensuite examiné.
Il était lui aussi condescendant et ironique sur le fait que je n’ai pas de rapport sexuel avec mon copain, des commentaires déplacés à ce sujet ( » c’est votre copain et vous ne couchez pas ensemble ? » « et ça lui va à lui ? » etc) il était méprisant.

J’avais 20 ans c’était inconcevable pour lui que je n’ai pas de rapport sexuel.

Sans s’expliquer quoi que ce soit il m’a demandé d’enlever ma culotte, m’a faite semi allongé et m’a introduit sans ménagement une sonde pour me faire une échographie.
À mon cri de douleur et à mes larmes il a compris « mais vous êtes vierge ? »

Je n’en ai jamais parlé.
J’ai eu du mal à avancer et à avoir confiance quand on a commencé à avoir des rapports avec mon copain.
Ça a gâché ma sexualité une grande partie de ma vie.

J’ai compris seulement récemment avec la libération de la parole sur les VOG qu’il s’agissait de violences et d’un viol…

j’ai eu l’impression d’être un bout de viande que l’on pouvait charcuter à souhait

Une sage-femme de l’hôpital m’avait proposé de faire avec elle un plan de naissance. J’étais très peu informée et je n’ai fait inscrire que deux points très importants pour moi.
1er point : Je souhaitais avoir accès à la péridurale si je n’arrivais plus à gérer la douleur.
2e point : Je ne voulais pas d’expression abdominale, car j’avais entendu parler des dégâts provoqués par cette pratique. Pratique d’ailleurs considérée comme une erreur médicale depuis plus de 10 ans à l’époque des faits.

J’ai été convoquée pour une provocation à terme + 10. Une sage-femme passait toutes les 6 heures pour mettre une dose supplémentaire, elle en était à son 3e passage. Ces heures étaient longues mais comme les contractions étaient supportables, je me disais que c’était ok et que la sage-femme viendrait me soutenir le moment venu.

Je sens du liquide couler dans mon entrejambe et je sonne pour signaler à la sage-femme que la poche des eaux s’est fissurée. Elle vient m’examiner et me dit que non pas du tout, il n’y a pas de liquide. Elle est désagréable, elle me fait sentir que je l’ai dérangée pour rien et part aussitôt. J’étais pourtant certaine d’avoir perdu du liquide.

Elle venait à peine de fermer la porte que j’entends un gros « poc » et là, la poche se rompt franchement, je baigne dans le liquide amniotique. Je re-sonne aussitôt en pensant qu’elle allait revenir en arrière et me demander ce qu’il se passait, mais non.

J’ai dû attendre un long moment avant qu’une autre sage-femme arrive.
J’avais maintenant des contractions extrêmement violentes et rapprochées aux 2 minutes (à l’époque, je ne savais pas que c’était l’un des effets du déclenchement.) Je profite donc qu’une sage-femme soit (enfin) là pour demander si c’est possible d’avoir accès à la péridurale. Elle me répond que non, mais qu’elle va aller chercher une injection de morphine en attendant la péri. Je me tords de douleur, et les minutes passent, je m’aperçois que cela fait plus d’une heure que cette injection m’avait été proposée. Je ne tiens plus et je sonne. La sage-femme arrive et me demande pourquoi je sonne. Je lui dis que cela fait plus d’une heure que je l’attends avec cette injection de morphine ! Elle me répond :

-« Désolée, je vous avais complètement oublié. »

Je lui dis alors d’aller chercher l’injection, elle me dit qu’elle veut d’abord examiner mon col de l’utérus. Puis me dit : – « Maintenant, ça ne vaut plus la peine de faire cette injection. On va plutôt vous faire une péridurale. » Je lui demande dans combien temps vais-je pouvoir avoir la péridurale ? Elle me répond d’ici une demi-heure et repart de ma chambre. Je ne me suis jamais sentie aussi seule, les sages-femmes n’ont jamais passé plus de 5 minutes dans ma chambre et à chaque fois c’était pour vérifier le monitoring et mon col. Chaque examen du col me faisait une douleur atroce que je ne comprenais pas. Il s’est avéré qu’elles ont pratiqué plusieurs décollements de membranes sans m’en avertir et donc sans mon consentement. Jamais une sage-femme ne m’a pris la main ou offert sa présence durant quelques contractions, jamais une sage-femme n’a respiré avec moi, jamais une sage-femme ne m’a massé. Jamais on ne m’a proposé un ballon ou quoi que ce soit de non médicamenteux pouvant me soulager. J’attendais donc cette péridurale avec impatience. Cela faisait maintenant plus d’une heure qu’on me l’avait promise et je n’étais toujours pas en salle d’accouchement. Arrive enfin, une sage-femme pour m’y emmener. Je convulse de douleur à chaque contraction et j’ai à peine 30 secondes de répit entre chacune. Je dis à la sage-femme que je ne vais pas arriver à marcher car j’ai trop peu de pause entre les contractions et que j’ai besoin d’un fauteuil. Elle me fait un sourire méprisant et condescendant et me dit sèchement : -« Non, vous irez à pied. » J’ai donc attendu la fin d’une contraction et me suis levée. Je criais: – « Mais où est la salle d’accouchement, à gauche, à droite, où ? » Je demandais cela car j’avais besoin de m’y rendre le plus rapidement possible avant qu’une autre contraction ne reprenne. La sage-femme, amusée par ma précipitation n’a pas répondu à ma question. C’est mon mari qui a fini par m’indiquer la direction. Une fois dans la salle, je pensais mon calvaire terminé. Cela faisait maintenant plus de 2h30 que j’attendais cette péri mais toujours pas de sage-femme pour me soutenir, ni de péridurale en vue.

Je craque et fini par demander ce qu’il se passe. On me répond que le problème, c’est qu’il n’y a plus d’anesthésiste dans l’hôpital. Alors même qu’ils nous avaient assurés durant les cours de préparation à la naissance qu’un anesthésiste était toujours présent au sein de l’hôpital. Ils finissent par faire venir un anesthésiste depuis chez lui. Il me pose enfin cette péri, mais 30 minutes après la pose je ne suis toujours pas soulagée et je demande si c’est normal. La sage-femme fait le test du froid et seule une cuisse est endormie et paralysée. Ils me posent une 2e fois la péri, cette fois elle fonctionne durant 2 heures de temps, mais malheureusement cesse avant l’expulsion du bébé.

L’expulsion ne se passe pas aussi vite que le personnel le souhaite et me menace d’une césarienne, puis me font une expression abdominale sans mon consentement, alors que j’avais fait écrire dans mon dossier que c’était L’ACTE QUE JE REFUSAIS.

Ils me font également une épisiotomie à vif dans la foulée.

Je précise que mon bébé n’a jamais montré le moindre signe de faiblesse (CTG parfait) qui aurait pu motiver leurs décisions.

J’ai aussi été séparée du bébé à la naissance, sans justification particulière. Ils ont fini par le redonner au papa. À nouveau, nous étions seuls (toujours dans la salle d’acc), la sage-femme n’étant restée avec nous uniquement pendant les 40 minutes de l’expulsion.

Pendant cet accouchement, j’ai eu l’impression d’être un bout de viande que l’on pouvait charcuter à souhait et auquel cela ne valait pas la peine d’adresser la parole.

On m’a laissée toute la nuit avec un sac de glace sur le ventre pour prévenir une éventuelle hémorragie, c’était si froid que cela me brûlait, j’ai alors demandé si je pouvais l’enlever, on m’a répondu que non. Ignorante et affaiblie que j’étais, je l’ai gardé toute la nuit…

Personne ne m’a montré comment positionner mon bébé au sein malgré ma demande et le lendemain j’avais un gros hématome sur le mamelon. Une sage-femme s’est énervée en haussant fortement le ton pour me dire que « quand même, j’aurai dû faire attention ! Et que maintenant je ne pourrais peut-être plus allaiter à cause de ma négligence.« 

Je me plaignais de fortes douleurs à mon épisiotomie, mais on m’a dit que ce n’était rien et donné du paracétamol (autant dire que je n’étais pas soulagée) . Il s’est avéré que les points avaient lâchés. Ils ont refusé de me recoudre (risque d’infection), je me suis donc retrouvée avec une plaie béante durant 6 semaines.

Au final, après cet expression abdominale et épisiotomie (mutilation génitale) je me suis retrouvée avec une descente d’organe et une incontinence des selles et des urines. De fortes douleurs à ma cicatrice d’épisiotomie durant plus d’une année et une vulve défigurée. Il m’a fallu un long travail de reconstruction tant moral que physique pour pouvoir envisager la venue au monde d’un autre enfant.

Je terminerai sur une note positive en disant que j’ai eu d’autres enfants depuis et que c’est clairement cette expérience traumatisante qui m’a donné la force de dépasser mes craintes et aprioris. J’ai donc fait le choix de faire appel à une sage-femme indépendante et d’accoucher naturellement, hors du milieu hospitalier.

Des accouchements merveilleux, notamment grâce à la présence bienveillante de la sage-femme et de ma doula. Et pas de dégât sur mon périnée malgré les prédictions calamiteuses du gynécologue.

Ma prise en charge de la douleur a été déplorable. Je n’ai pas été accompagnée

Ayant de fortes contractions douloureuses et rapprochées la veille du terme, je me suis rendue aux urgences maternité du CHU de Bordeaux à 2h30 du matin pour accoucher. À l’accueil, une sage-femme m’a demandé de façon très agressive comme si je la dérangeais « C’est pour quoi ?« . J’ai répondu que je venais pour accoucher. Elle m’a soufflé dessus et répondu sèchement « ben va falloir attendre, y en a d’autres avant vous« , comme si j’avais oublié de prendre rendez-vous et que cela m’amusait de m’être levée en pleine nuit. On m’a donc laissée planter debout devant le comptoir des urgences seule avec mon conjoint et mes contractions. Quelqu’un a fini par venir me demander un peu plus tard si c’était mon premier enfant. J’ai répondu que non et que j’avais également un hydramnios comme indiqué dans mon dossier, ce qui représentait un risque que mon bébé prenne une mauvaise position, car il avait beaucoup de place pour bouger. Ils se sont alors décidés à me mettre directement dans une salle d’accouchement. Mon col était déjà dilaté à plus de 5 cm.

La sage-femme était étonnée que je sois déjà à 5 cm car je n’hurlais pas à la mort malgré la douleur. Mon col s’est ensuite dilaté très vite et mon bébé est arrivé. Même si cette histoire peut paraitre anodine pour ceux qui ne l’ont pas vécu, cela a eu un impact fort sur mon état d’esprit au moment d’accoucher. Je ne me sentais pas du tout en confiance. Ma prise en charge de la douleur a été déplorable. Je n’ai pas été accompagnée. Cela aurait aussi pu avoir des conséquences physiques sur mon accouchement.

J’aurais aimé sentir un minimum de bienveillance et d’écoute sans être considérée par défaut comme une patiente venue déranger le service de la maternité.

les étudiantes riaient entres elles alors que je pleurais

J’étais enceinte de 8sa et je perdais du sang. Je suis allée dans cet hôpital en urgence, les étudiantes riaient entres elles alors que je pleurais, la gynécologue est arrivée et sans un mot m’a inséré le spéculum et l’échographie vaginale.

Elle l’a retourné dans tous les sens et m’a fait mal ( je lui ai dis, sans changement). Elle m’a dit « c’est rien, règle anniversaires » et est partie.

J’ai fait une fausse couche le lendemain, je ne sais pas si c’était lié ou non.

La douleur c’est dans la tête, taisez-vous

Aucun respect du projet de naissance, utilisation de la peur en fin de grossesse pour justifier un déclenchement, propos violents : « vous êtes trop petite pour accoucher » « vous n’auriez pas été capable » « la douleur c’est dans la tête taisez vous » et j’en passe.
Contrôle renforcé lors d’une demande de départ anticipé.

Il arrive pendant la poussée et veut mettre la ventouse directement, je refuse…

Mon gynécologue, lors d’une échographie vaginale, s’absente pour aller discuter avec une autre patiente et donne l’appareil d’échographie à mon compagnon, en lui disant qu’il pouvait faire toutes les photos qu’il souhaitait… Sans me demander mon avis…
Lors de mon suivi de grossesse (grossesse très difficile, il y avait des signes inquiétants chez le bébé mais nous ne trouvions pas quel était le problème) mon gynécologue ne répond pas à mes questions à propos de l’accouchement. La raison : pour lui cette grossesse sera interrompue.
Je fissure la poche des eaux, me rends à la maternité et là on me dit qu’il faut provoquer le travail. Alors qu’on aurait pu laisser du temps au temps pour que le travail se déclenche seul… Cette option ne nous a jamais été proposée…
Lors de l’accouchement, ce même gynécologue nous appelle pendant le travail pour savoir si j’avais une chambre individuelle, ben oui, ça gagne mieux… Lorsque nous lui disons que non, il nous répond que tant pis, il reviendra travailler gratuitement cette nuit. Il explique qu’il avait oublié de nous poser cette question… Alors que nous l’avons vu énormément de fois pendant la grossesse et que je l’avais questionné sur ce point.
Il arrive pendant la poussée et veut mettre la ventouse directement, je refuse… Il me fait pousser quelques fois, pour me faire plaisir avec un air plus que lassé pour finalement mettre la ventouse sans me prévenir…
Finalement pour échec de ventouse nous partons en césarienne d’urgence, tout le monde devient fou autour de nous, personne ne nous explique ce qu’il se passe. Nous descendons en césarienne, heureusement que l’anesthésiste prend le temps de m’expliquer ce qui allait se passer car le gynécologue ne nous a adressé la parole à aucun moment. J’étais juste un objet sur une table.
Lorsqu’on était en train de me recoudre, je devais vomir, mon compagnon le signale et personne ne bouge. Finalement quelqu’un arrive avec un haricot à la dernière seconde mais personne ne se soucie de nous.

Lorsque je suis retournée voir ce gynécologue, 6 semaines plus tard, pour comprendre pourquoi j’avais eu une césarienne, il n’a juste pas pu me répondre… Je lui ai ensuite expliqué mon vécu par rapport à l’accouchement, il n’a rien entendu et m’a presque mise dehors de son cabinet.

De loin un des plus gros traumatisme de ma vie…

« nous allons faire l’expérience de couper pour que mademoiselle puisse encore porter des bikinis »

Le 17 août 2010 était le jour où je suis devenue maman pour la première fois. C’était un déclenchement. 7 heures après la rupture de la poche des eaux, on m’annonce que nous allons partir pour une césarienne car, d’après eux, c’est dangereux. J’ai très peur (ma toute première opération), je pleure mais c’est pour le bien de mon fils donc j’accepte. Pendant l’opération, j’entends le gynéco dire au personnel  « nous allons faire l’expérience de couper de manière à ce que mademoiselle sache encore porter des bikinis« , une fois coupée il me dit « voilà comme ça vous pourrez continuer à porter des bikini bas » ( je ne comprenais pas, surtout que je ne porte pas de ce genre de chose). Je me souviens, les jours suivants, avoir eu des douleurs horribles au point de pleurer à longueur de journée avec de la fièvre et une cicatrice qui suppure. On me demande d’arrêter de faire l’enfant, que je suis une maman maintenant. Je me souviens avoir eu une assistante gynéco qui est passée dans ma chambre, qui a parlé d’examens car les douleurs que j’avais n’étaient pas normales. Après ça, elle n’est plus jamais passée dans ma chambre, même si elle allait dans la chambre d’autres patientes, d’après mon mari.

10 jours plus tard une étudiante retire mes points recouverts de croûtes d’infection. Elle appelle à l’aide vu la situation mais on lui dit de se débrouiller.

Pendant 1 mois, après le retrait des points, ma cicatrice coule non stop mais mon fils a de graves soucis de santé donc j’annule mon rendez-vous. Je vais voir mon médecin pendant que maman reste à l’hôpital avec mon fils. Il me met sous antibiotiques et me dit qu’il n’a jamais vue une cicatrice de césarienne à cet endroit.

Plusieurs mois plus tard, je vois un gynéco ailleurs qui m’annonce que j’ai été victime d’une expérience, qu’aucun gynéco ne peut couper là car les risques sont énormes : poils incarnés, infections, nerf coupé, douleurs, impossibilité d’accoucher par voie naturelle pour bébé car trop de risques vu l’endroit de la cicatrice. Voilà mes séquelles.

J’ai échappé à l’incontinence car ma vessie était à 1 cm de l’incision. D’après les médecins que j’ai vu, j’aurai mal jusqu’à ma mort.

10 ans plus tard je ressens toujours des impressions de couteau dans cette cicatrice.

Lors de la consultation de suivi, la sage-femme a effectué un décollement des membranes

J’étais enceinte de mon premier enfant, le terme était dépassé de 2 jours et je n’y voyais aucun inconvénient, ma fin de grossesse se déroulant très bien.
Lors de la consultation de suivi, la sage-femme a effectué un décollement des membranes. Cette manipulation douloureuse m’a fait hurler. Elle l’a réalisée sans me prévenir ni me demander mon accord. J’ai compris ce dont il s’agissait après avoir effectué des recherches. Sur le moment, mon conjoint et moi étions trop choqués pour insister. Elle nous a fièrement affirmé que j’allais accoucher le soir même.

J’ai effectivement ressenti des contractions douloureuses et rapprochées dès l’après-midi, mais sans que le col ne s’ouvre. La naissance de mon bébé a finalement nécessité un déclenchement, donc une péridurale, puis une ventouse.
Suite à des signes de faiblesse, mon bébé est parti en observation en unité Kangourou. Sage-femme et puéricultrice ont du faire barrage pour que je puisse le prendre dans les bras quelques minutes.
J’ai du ensuite demandé à la personne qui s’affairait au niveau de mon sexe ce qu’elle faisait pour découvrir qu’elle recousait mon épisiotomie, sans plus de détail.

Alors que nous pensions retrouver notre bébé dans ma chambre, son départ en néonatalogie nous a été annoncé abruptement par une personne non qualifiée pour cela. Le monde s’est effondré sous nos pieds. Nous avons du négocier pour que mon conjoint puisse dormir sur place, pour que nous puissions aller voir notre bébé en néonatalogie.

Le lendemain, nous avons heureusement pu retrouver notre bébé, toujours en observation, en pleine santé.
J’ai demandé mon dossier à l’hôpital. Il n’y est pas fait mention du décollement des membranes.

Depuis, j’ai eu un 2e enfant et pu échanger avec les professionnelles rencontrées de ce qui s’est passé. Le décollement des membranes est une technique qui peut favoriser ou non le travail. Elle peut malheureusement aussi favoriser des contractions sans travail, provoquant l’épuisement du bébé et de la maman, comme celles qui ont donné lieu à la naissance chaotique de mon enfant.
Je ne saurai jamais si ce geste a donné lieu aux problèmes rencontrés par la suite. Mais je sais que la sage-femme aurait du m’informer de la situation, des procédures possibles et me faire choisir ce que je souhaitais.
Je sais aussi que la personne qui a recousu mon épisiotomie aurait du m’informer de ce qu’elle était en train de réaliser.
3 ans plus tard, j’ai accouché dans la même maternité. Etait-ce parce que les choses avaient commencé à changer ? Ou parce que nous arrivions de la maison de naissance, avec un projet de naissance clair et précis et le soutien de notre sage-femme ? Toujours est-il que la naissance de mon deuxième enfant s’est très bien déroulée et que cette fois-ci, les équipes rencontrées ont été formidables.

Moi, que votre bébé claque, j’en n’ai rien à foutre, c’est pas le mien

Cette consultation était dans le cadre de mon inscription auprès de la Polyclinique du parc pour mon accouchement. Initialement, je prévoyais un accouchement à domicile mais souhaitais être prévoyante et m’inscrire en maternité, si toutefois un transfert devait avoir lieu pour x ou y raison.

J’ai rencontré ce médecin, qui au lieu de m’expliquer posément son point de vue sur l’accouchement à domicile a particulièrement était agressive et violente dans ses termes.

« Moi, que votre bébé claque, j’en n’ai rien à foutre, c’est pas le mien« , « hier j’ai donné naissance à un bébé mort né du à un hématome rétro placentaire, imaginez ce que ça aurait donné à la maison« , « je ne vais pas essayer de vous convaincre, je parle à un mur, des petites jeunes qui veulent se la jouer physio on en voit tous les jours et après on les récupère à la mater« .

Suite à cela, elle me dit qu’elle va m’examiner, ce que je refuse. Dans la mesure où l’entretien n’était pas très sympathique, hors de question qu’elle touche à mon col. Elle lève les yeux au ciel et me fait une échographie aussi rapide que douloureuse. « Tête en bas dos à gauche allez c’est bon« .

Pour quelqu’un qui cherchait à me faire peur avec un hématome rétro placentaire, aucune vérification…

Plus jamais je ne retournerais voir cette praticienne, d’autant plus que l’accouchement à domicile s’est extrêmement bien passé, beaucoup plus que mon premier accouchement en maternité.

Elle a vérifié mon utérus en appuyant dessus avec énormément de force

J’étais en train de me faire recoudre l’entre-jambe par l’obstétricienne quand une nouvelle sage-femme est entrée, elle m’a saluée puis a modifié la position de mes jambes sur les étriers sans me demander mon accord, pour que l’obstétricienne (qui n’avait rien demandé) soit plus à l’aise. Elle m’a dit comment respirer et de me calmer sur un ton plus autoritaire que bienveillant, puis a vérifié mon utérus en appuyant dessus avec énormément de force (geste à priori inévitable) pendant que je tentais de survivre aux points que l’on faisait sur ma partie génitale.

 

Après mon accouchement comme je saignais beaucoup, l’équipe a décidé qu’on me fasse une rachianesthésie pour vérifier que rien ne restait dans mon utérus (car antécédent d’hémorragie de la délivrance pour mon premier enfant). L’anesthésiste a essayé pendant de longues minutes, je me suis évanouie 1 fois et ai reçu de l’épinéphrine à plusieurs reprises.

Au final 29 traces de piqûres sans que la rachianesthésie ne fonctionne. Douleurs dorsales pendant 12 jours et maux de tête les trois premiers jours.

Je ne veux pas d’épisiotomie, il me répond qu’il n’en a pas faîte depuis 35 ans et que ce n’est pas moi qui vais lui apprendre son travail

Lundi 13 juillet 2020, 20h30, après quelques heures de contractions à la maison, j’arrive à la maternité avec des contractions très douloureuses. Je perds les eaux à peine arrivée, liquide amniotique teinté, la sage femme en prend note… Très vite on me pose la péridurale, très efficace je n’ai plus de douleur.

Le monitoring révèle des gros signes de souffrance fœtale (on ne le saura que plus tard).
Le gynécologue de garde est introuvable dans l’hôpital, les sages-femmes lui courent après…
Il se présente en salle d’accouchement en traînant les pieds, sans se présenter, sans m’avertir, sans dire bonjour, il m’ausculte et me laisse sur le côté gauche pendant 45 minutes. Après ces 45 minutes et de nombreuses tentatives d’expulsions, Monsieur revient et me laisse 45 minutes de côté droit, durant tout ce temps on nous laisse seuls mon conjoint et moi dans la salle d’accouchement (le tracé du monitoring est désastreux mais ça on ne le sait pas !)
Monsieur revient pour une tentative d’expulsion, il parle de ciseaux, je panique, lui dit que je ne veux pas d’épisiotomie, il me répond qu’il n’en a pas faîte depuis 35 ans et que ce n’est pas moi qui vais lui apprendre son travail, sur quoi il ajoute que je ferais mieux de craindre la césarienne qu’une épisiotomie. Il tente les forceps, ça ne passe pas… je pars au bloc pour une césarienne…

Mon bébé naît à 00h48 en grande souffrance, 17 minutes de réanimation, il est transféré en urgence en hélicoptère dans un plus grand centre, il meurt 8 jours plus tard dans mes bras après avoir été « débranché » par les médecins, trop de souffrance pendant l’accouchement, ses lésions cérébrales étaient trop importantes, il n’était plus viable.

L’aide soignante prend mon bébé, de force, malgré mes cris, refus, et plaintes

J’ai accouché dans cet hôpital car le gynécologue acceptait de tenter la voie basse malgré mon bébé en siège. L’accouchement s’est passé dans le respect.

Mais lors du post-partum tout a basculé. Déjà on m’a imposé une poche de cyto alors que j avais dilaté jusqu’à 7 cm car protocole suite à une césarienne pour un 3e bébé. Vers les 22:00, une sage-femme est venue me dire que mon bébé devait aller en isolette. J’ai refusé. Bébé était tout bien. On m’a dit que c’était le protocole pour un bébé en siège, né à 36 sa. Je refuse et demande à prendre la température tout est ok.

Au milieu de la nuit, on me refait la même demande. Je refuse. L’aide soignante prend mon bébé, de force malgré mes cris, refus, et plaintes. Elle me dit en partant avec mon bébé « vous pouvez toujours essayer de vous lever pour reprendre votre bébé… avec votre césarienne et votre perf de cyto… vous irez pas loin« .

On m’a ramené mon bébé vers les 7:00 après 3-4h de séparation, et après lui avoir donné de l’eau sucrée !

Jamais je n’ai été aussi mal traitée.

Tout d’abord avec un croisé de drap, puis avec leurs coudes et avant-bras

Lors de mon premier accouchement, j’avais 20 ans. Le personnel médical a été froid et brutal. Une sage-femme m’a souvent humiliée durant le travail en disant qu’avec moi, elle finit pas avant 3 jours, que X avaient déjà accouché, qu’on en finirait jamais…. ensuite, lors de la poussée, j ai subi une épisiotomie sans qu’on m’informe (plus de 30 points sur tissus interne et externe. La sage-femme qui m’a suivit pour mon 2e ensuite a eu un regard choqué la première fois qu’elle m’a auscultée en me disant que c’était le genre d’épisiotomie qu’on faisait en 1940!).

J’ai ensuite subi une expression abdominale par 2 sages-femmes. Tout d’abord avec un croisé de drap, puis avec leurs coudes et avant-bras.

Après la naissance, mon placenta est sorti. Celui-ci était apparemment différent de la norme. Ils ont alors fait venir tout le service le voir alors que moi j’étais toujours sur la table, les jambes écartée, mon sexe à la vue de tous.

Un véritable enfer digne d’un film d’horreur, que j’ai guéri depuis en thérapie, à mes frais.

Touchers vaginaux non consentis à la maison de naissance, transfert non respectueux, papa exclu de l’accouchement, blagues et insultes de la part de l’anesthésiste, équipe infantilisante, césarienne d’urgence attachée, avec le champ collé au visage, en m’ordonnant de me taire et d’arrêter mes bêtises alors que je les suppliais, avec une toute petite voix, fatiguée, après une nuit de travail en maison de naissance et le col ouvert à moitié, de me détacher… Les violences ont continué en salle de réveil où ils m’ont oublié durant 6h sans mon bébé, et pourtant anesthésie locale…

Vérification de l’utérus sans anesthésie encore une fois attachée, forcée à me lever et à marcher juste après l’opération mais j’ai réussi enfin à leur tenir tête.

Un véritable enfer digne d’un film d’horreur que j’ai guéri depuis en thérapie à mes frais.

Ce geste violent a eu raison de mon mari qui a fait un malaise.

Accouchement sous péridurale ou je ne sentais rien du tout… J’avais pourtant expliqué mon premier accouchement et prévenu l’anesthésiste qu’il me fallait une dose « homéopathique », il n’en a pas tenu compte. le gynécologue a décidé de débrancher la péri et m’a dit, d’un ton méprisant « je reviendrai quand vous sentirez quelques choses ».

On nous a planté sans autre explication.

Quand la péridurale n’a plus fait effet et que les contractions sont devenues très douloureuses (après plusieurs appels avant d’en arriver là), il est revenu avec la sage-femme. Sans me prévenir celle-ci est montée au dessus de moi et a appuyé comme une malade au dessus de mon ventre.

Ce geste violent a eu raison de mon mari qui a fait un malaise. Des paroles brusques, un personnel désagréable au bloc, aucune d’explication et aucune empathie et ce sentiment, au final, d’être nulle.
Je n’ai plus jamais accouché dans cet établissement.

Une série d’insultes à mon égard s’en est suivi.

L’accouchement ne se passait pas comme prévu, la péridurale était trop forte et je ne sentais rien, rien du tout. Une série d’insultes à mon égard s’en est suivi. Il a été jusqu’à dire que je mettais en péril la vie de mon bébé dans des termes très violents.

…pour que je lui foute la paix.

Menace d’utilisation des forceps par la gynécologue si je ne poussais pas assez fort, épisiotomie non consentie, même pas prévenue et recousue avec le point du mari par la sage-femme, expression abdominale par l’aide-soignante, interdiction de bouger pendant le travail, injection d’une grosse dose dans la péridurale par l’anesthésiste sans prévenir pour que je lui foute la paix.

La gynécologue ne m’a rien expliqué du haut de mes 18 ans, elle m’a infantilisée.

Après une fausse couche sous implant, je vais aux urgences gynéco pour vérifier que j’ai bien tout évacué. La gynécologue ne m’a rien expliqué, du haut de mes 18 ans, elle m’a infantilisée par ses paroles, ma fait une échographie endovaginale sans me prévenir, a minimisé ma tristesse de ce qui venait de m’arriver….

Pour moi, je vais mourir ici sur cette table.

Cela fait déjà 2 jours que je suis à l’hôpital car j’ai fissuré la poche des eaux. Les contractions me fatiguent et je commence à être à bout niveau douleur, on me donne tout d’abords un médicament qui me rend malade et me fait halluciner. Mais les contractions sont toujours aussi douloureuses, je demande alors que l’on me pose la péridurale ce qui est fait relativement vite.

Je perce enfin la poche des eaux dans la nuit du mercredi au jeudi. Je bipe la sage-femme de nuit pour qu’elle me change les draps, après un bon moment d’attente, elle arrive et me répond qu’elle ne peut rien faire et me laisse dans mes draps mouillées.

Au matin on me change et m’ausculte, mon col ne s’ouvre pas assez, il faudra encore patienter.

Il est 15h, je passe en salle d’accouchement, mon mari et moi sommes épuisés de cette longue attente mais on tient le coup et on est ravi de pouvoir bientôt tenir notre bébé.

Les sages-femmes sont adorables, elles tentent tout pour me faire accoucher naturellement vu que mon bébé supporte bien les contractions. Après 1h30 de poussées, elles me préviennent qu’elles vont devoir appeler le gynécologue.
Il arrive sans se présenter, il dit simplement aux sages femmes présentes que c’est n’importe quoi et me met les ventouses, mon fils n’arrive toujours pas à sortir.
Il se lève alors et, avant de partir, leurs dit de me préparer pour une césarienne d’urgence.
Je stresse mais je me fais une raison et mon mari me rassure.

Arrivée en salle on me fait un test de sensation, je précise bien que je l’ai bien senti et j’entends alors le gynécologue dire : « elle est prête c’est bon« . S’en suis plusieurs minutes de douleurs, je sens tous les gestes pratiqués sur mon corps, je répète plusieurs fois à l’équipe médical que je sens tout. On me répond froidement que c’est normal…et la torture continue.

Je suis au bord du malaise, mon corps tremble et j’ai envie de vomir. Je ne peux plus parler, pour moi je vais mourir ici sur cette table.
Mon fils est sortie mais moi je suis dans les vapes, l’anesthésiste remarque enfin mon état et dit simplement que la dame ne va pas bien et à cet instant je m’évanouie.

À mon réveil, on me conduit à ma chambre où je retrouve enfin mon mari et un bébé.

Je n’arrive pas à me faire à l’idée que c’est le mien. Je regarde froidement ce petit être inconnu. Pendant mon séjour personne n’est venu me voir pour m’expliquer pourquoi mon fils ne s’était pas engagé ni me proposer une aide psychologique alors que je refusais de m’occuper de mon fils.

Il me faudra 1 an pour enfin sortir du déni et aimer ce petit bonhomme.

J’ai fait une très grosse dépression suite à mon accouchement et j’ai encore du mal à parler de lui sans regret ni sanglot.

Je suis tombée sur un gynécologue méprisable

Au mois de février 2011 je me réveille en sang, je suis en train de perdre mon bébé. Je fonce aux urgences de la clinique Saint Hilaire (la plus prêt de chez moi).
Ils me refusent. C’est net et précis. On ne fait pas ça !
En pleurs et en sang je termine à l’hôpital d’Agen ou on me sort avec un grand mépris « vous n’êtes pas la seule, on peut rien faire« . Je suis reparti chez moi complètement ravagé.
Dans la journée ma belle mère m’a pris un rdv à la fameuse clinique (un mois après ! Personne ne voulait faire quelque chose ! Ils avaient espoir soit disant !).
Je suis tombée sur un gynécologue méprisable. Il a fait comme si je n’étais pas en face, m’a donné des consignes et m’a mise dehors. Je devais revenir dans la semaine pour que monsieur enlève « les restes » qui ne voulaient pas d’évacuer ! Les restes…

Je suis partie en pleurs et j’ai pris un rdv à l’hôpital de Marmande ou j’ai été très bien accueilli.
Ils m’ont fait l’intervention dans l’heure !

Je suis outrée et traumatisée qu’on m’aie laissé un mois ainsi !

Et si mon utérus s’était infecté ? Un mois sans que personne ne veuillent regarder ! Je fuis les hôpitaux depuis…

Quelqu’un, donnez-y un nanane qu’elle ferme sa gueule !

Accouchement difficile, bébé a 2 tours de cordon autour du cou, mais a eu le réflexe d’y passer sa petite main… Déchirement vaginal, bébé avale du liquide amniotique et tombe en détresse respiratoire… On s’occupe de bébé et l’envoie en néo-natalité…

Le médecin revient s’occuper des points de suture : à froid, aucune anesthésie, je pleure et je tremble, je n’ai pas encore vu mon enfant et c’est aussi douloureux.

Ses paroles: « Quelqu’un, donnez-y un nanane* qu’elle ferme sa gueule ! »

Suture clairement botchée** : il me manque une petite lèvre du côté gauche.
Marie a survécue.

J’ai une blessure de guerre.

À aucun moment mon avis ne m’a été demandé. À mon arrivée, nous allions bien, bébé et moi. La seule chose à faire était d’observer et de n’intervenir que si nécessaire.

*friandise **bâclée

Je me sens « défigurée », je ne vois pas d’autres mots.

Je suis arrivée à la maternité à la dernière minute, dilatée complètement et bébé engagé dans le bassin. Je précise que j’avais eu 3 césariennes précédemment. À peine mon bébé était né que le sage femme a tiré sur le cordon et m’a arraché mon placenta. S’en est suivi, bien sûr, une hémorragie (un peu plus d’un litre). Comme ils m’avaient installée en position gynéco et poussée dirigée, j’ai eu une déchirure, avec 4 points. Après l’hémorragie, ils m’ont dit qu’ils allaient faire une révision utérine sous anesthésie générale. J’ai été recousue pendant ce temps là. 2 heures donc. Et bien, j’ai maintenant un morceau d’hymen qui dépasse et une lèvre prise dans la suture… Avec la poussée dirigée, je me retrouve avec un cystocèle qui me gêne beaucoup et me rappelle chaque jour cette partie de mon corps. J’en ai honte. Je me sens « défigurée », je ne vois pas d’autres mots.

À aucun moment mon avis ne m’a été demandé. À mon arrivée, nous allions bien, bébé et moi. La seule chose à faire était d’observer et de n’intervenir que si nécessaire.

On m’oblige à avoir une péridurale en me menaçant d’une césarienne

Le 13 février 2014, à 39SA, le travail s’est mis en route pour notre fille vers 7h du matin. Vers 9h30 nous nous rendons à la maternité du CHU de Grenoble car les contractions intenses annonçaient un travail bien commencé. En arrivant sur place, on m’ausculte, je suis dilatée à 3 cm, on m’installe dans une salle de pré-travail, à deux lit (qui heureusement restera inoccupé). Je ne peux avoir accès à la salle nature pour l’accouchement physiologique dont je rêve car elle est occupée. J’ai des contractions très intenses qui m’amènent vers 11h00 à une dilatation de 7 cm.

Je souhaite accoucher sans péridurale. L’équipe décide donc de m’installer en salle d’accouchement. Vers 11h30, je suis à 8cm, mais l’envie de pousser commence à se faire sentir, mon bébé appuie et me donne envie de pousser. Durant une heure, on m’empêchera de pousser, me menaçant que si mon envie ne cesse pas on m’obligera à faire une péridurale. Bien évidemment, mon envie ne cessant pas, on m’envoie l’anesthésiste vers 12h30 et on m’oblige à avoir une péridurale, me menaçant d’une césarienne, me menaçant de toute sortes de choses mais à aucun moment en me soutenant dans mon projet ou en me proposant des alternatives de position (par exemple). Vers 13h, la péridurale est posée, je n’ai plus du tout de contraction, le travail s’est mis en pause. La dilatation complète se fera vers 16h.

À peine à dilatation complète, on m’installe pour une poussée dirigée. On me fera subir des salves de poussées dirigées alors que je ne sens rien pour que mon bébé s’engage, plusieurs fois de suite entre 16h et 18h30. À 18h30, l’obstétricien intervient et me menace de nouveau d’une césarienne si je n’arrive pas à sortir mon bébé rapidement, pourtant tout va bien pour nous deux. 

À 19h, il y a 12 personnes dans la salle d’accouchement (gynéco, internes, anesthésistes, équipe de jour et de nuit, étudiants,….). On me laisse une dernière chance de pousser. 2 personnes me poussent sur le ventre en se positionnant au dessus de moi pour aider mon bébé à sortir. Cela durera pendant 30 minutes, me faisant une douleur insoutenable, d’une violence inouïe malgré la péridurale.

Notre fille viendra au monde à 19h36, et sera emmenée quelques minutes pour oxygénation dans une autre salle. On nous ramènera notre fille quelques minutes plus tard. Les mois/années qui ont suivis mon accouchement ont été très compliqués, car mon nerf pudendal a été endommagé par les poussées sur mon ventre. Je pouvais que très difficilement m’asseoir, marcher, me générant des douleurs atroces et permanentes. Il faudra 3 infiltrations en bloc opératoire pour que mes douleurs disparaissent. Mais je sais aujourd’hui que cela pourrait revenir car on ne guérit jamais vraiment de cette névralgie.

Je voyais le matériel plein de sang, je n’en pouvais plus, je voyais la mort

Arrivée à la maternité le lundi 8 juin à 11h, jour du terme, pour un contrôle, je faisais du diabète gestationnel pendant la grossesse, bébé était estimé à plus de 3k500. Du coup, ce jour même, décollement des membranes, acupuncture, encore décollement des membrane et déclenchement par gel.

Mardi 9 juin à 09h00, examen du col, ouvert à 5.

Je passe en salle de naissance, pas de contraction douloureuse, vraiment supportable. Pose de péridurale, l’anesthésiste un peu en colère me dit « ça va pas aller je vais avoir des problèmes » je n’arrivais pas à mettre mon dos rond, une sage-femme m’aide en me baissant les épaules, il réplique une 2e fois.

De mon coté, mauvaise appréhension : malgré la 2e pique, la péridurale a mal été posée. Ils font entrer mon mari, me posent le monito. Il est 11h, le travail n’avance pas, pas de contraction régulière mais peu douloureuse, je teste la péridurale en appuyant sur le bouton, effectivement mon impression était bonne : péri mal posée!!

Ils décident ensuite d’accélérer le travail (pose d’ocytocine). Et là grosses, grosses, grosses contractions !!! J’appuie j’appuie pour la péridurale : elle ne fonctionne pas. En 2 minutes, bébé est sorti, j’ai poussé juste une seule fois et les sages femmes n’ont pas eu le temps de me dire de pousser… accouchement express ! Il me mettent bébé sur moi, un beau bébé de 3kg855.

Quelque chose ne va pas, je saigne, tout le monde s’agite, mon mari prend bébé et les sages femmes le sortent de la pièce. Au vue des saignements, une révision utérine est faite, sans peridurale, ni anesthésie !!!!!

Je relève mes fesses, je me tortille. Je saigne encore, non ce n’est pas une hémorragie de la délivrance, malgré les saignements, mais le déchirement du col cervical jusqu’à l’utérus. Toute l’équipe medical entre dans la pièce : obstétricienne, anesthésiste, tout le monde s’agite je comprends vite qu’il y a un problème… pose de sonde urinaire.

Ils décident donc de me suturer sauf que c’est une déchirure de l’intérieur sans péridurale. Je vous laisse imaginer la souffrance, la douleur, j’étais tétanisée, avec des valves aucoeur, des pinces etc. Je voyais le matériel plein de sang,  je n’en pouvais plus, je voyais la mort défiler devant mes yeux je me sentais presque partir !!! L’obstétricienne essaye de me suturer, elle n’y arrive pas, demande à ce que l’on m’endorme, l’anesthésiste lui a répondu « on va éviter l’anesthésie general« .

Incompréhension.

Après 15 à 20min de souffrance obstétricale, il décide enfin de me poser un masque avec gaz hilarant qui n’a malheureusement pas fait effet sur moi !!! Je criais « je suis en train de mourir je vous le jure » à répétition. Je demandais après mes enfants (fille de 6 ans, garçon de 4 ans), je sentais tout malgré ça !!

Entre 2, mon mari demandait dans le couloir si ça allti et ce qu’il se passait.
Le corps médical lui répondait « Nous faisont notre possible « . L’équipe décide enfin de me faire une anesthésie générale, 2h sont passées. Je me réveille enfin.

6 mois après, j’en ai des séquelles psychologiques et physiques.  Je fait de l’euthoni , de l’hypnose et je suis suivie aujourd’hui par une psychologue.

Cela restera à vie. Personne ne peut me toucher. Je n’ai toujours pas pu me réapproprier mon corps.

Je hurle quand on me découpe…

Je me suis rendue à la maternité pour un déclenchement au j+5, mon bébé en macrosomie. La pose du tampon de propess était à 11h. J’ai commencé à avoir des contractions douloureuses à 17h, mais beaucoup trop rapprochées : 5 à 6 contractions toutes les 10 minutes.

Ceci est une hypercinésie avec le col à 1,5cm. Dans ces cas, il est marqué dans la notice du propess de retirer immédiatement le tampon, mais la sage-femme m’a dit que cela était normal car mon bébé était grand… l’équipe a décidé d’attendre sans me demander mon avis. J’ai demandé plusieurs fois des palliatifs que je n’ai pas reçu.

Vers 19h je me lève du lit, j’arrache le monitoring car les douleurs sont trop intenses et je me sens mal. Je vomis une dizaine de fois : c’est un autre symptôme du rejet du propess mais la sage-femme ne l’enlève pas, me donne du paracétamol et décide de continuer à attendre contre mon avis.

Je tremble à chaque contraction, je hurle, je n’ai que 40 secondes de pause entre chaque contraction, pendant lesquelles je commence à m’endormir… la douleur me réveille à chaque fois comme une boule de feu qui grandit. Vers 21h, la sage-femme revient pour voir mon col et essaye de retirer le tampon sans succès (il était mis trop profond = contre-indication), je romps la poche des eaux, ce qui me soulage énormément et on me laisse finalement passer en salle d’accouchement pour la pose de la péri.

Ils voient sur le monitoring que le cœur de mon bébé est au ralenti à chaque contraction (toutes les minutes), mon col est à 3cm, à 23h vient l’équipe me dire qu’on passera en césarienne. On me fait le test de froid, je dis que je sens le froid aux jambes et encore plus froid au ventre… je n’ai pas d’anesthésie, j’ai seulement la péri, on va au bloc quand-même. Je hurle quand on me découpe, on me donne du gaz hilarant, je suis partie au milieu d’un champ de bataille où je reçois 5 balles sur le ventre, trois personnes me ramassent et me retirent les balles en m’ouvrant avec un couteau chaud… j’entends le cri de mon bébé, je reviens dans le bloc, je le reçois avec plein de bisous sur son front, il est amené pour les contrôles, je reste seule à sentir comment on nettoie mes organes, comment on tire un à un mes tissus pour les recoudre, je sens la pose des agrafes… l’anesthésiste revient me demander si ça allait, je lui répons que j’ai tout senti, que j’ai mal… on me dit que je dois passer en salle de réveil jusqu’à sentir mes jambes, je ne comprends pas car je les sens. Une heure plus tard, je ne sens plus rien, il a fallu attendre une autre heure.

Plus tard dans ma chambre seule vers 3h je prie. J’ai cherché beaucoup pour essayer de comprendre cette injustice, je ne suis pas la seule, j’ai fait beaucoup de travail personnel avec des thérapies non-conventionnelles pour arrêter de revivre cet épisode toutes le nuits. J’ai eu ma médiation avec l’hôpital, le médecin médiateur avait subi aussi des violences obstétricales il y a 30 ans donc elle a fait un très bon rapport.

Aujourd’hui c’est un souvenir et j’ai le courage de me battre contre toute forme de VOG.

“Vous ne voulez pas une césarienne, n’est-ce pas ?”

Épisiotomie non consentie, imposée avec la menace : “vous ne voulez pas une césarienne, n’est-ce pas ?” “Vos poussées ne sont pas efficaces”, “votre bébé va moins bien là

Péridurale imposée : “vous ne préférez pas une césarienne en anesthésie générale, non ?

Décision d’arrêter ma grossesse par césarienne…

Décision d’arrêter ma grossesse par césarienne prise sur un coup de nerfs de la gynéco lors d’une consultation de suivi à 32SA… je passe les violences verbales…. césarienne exécutée…. entrée en RDV à 11h40, bébé retiré à 12h35… je ne le reconnaîtrai physiquement réellement comme mon bébé qu’à J+18…
….. le pire est à venir……
Pas prête d’en parler aujourd’hui….

« Elle hurle trop, faut la faire taire »

Je suis arrivée le 1er décembre 2019 après avoir rompu la poche des eaux mais sans contractions. J’ai discuté longuement de mon projet de naissance avec les sages-femmes qui m’ont assuré qu’elles le respecteraient.

Les contractions ont commencé vers 17h, toutes les 10 min. Le 2 décembre au matin, après avoir dormi 1h30 à cause des contractions, on me parle déclenchement, je refuse, stipulant que c’est dans mon projet de naissance.

Vers midi on me fait peur en me disant qu’il faut absolument déclencher car trop de risques pour mon bébé. J’étais à 2cm. Je les suis à contrecœur en salle de naissance où on me met une première dose pour déclencher. Un examen arrive après l’augmentation de la dose et là on voit que je n’ai pas rompu la 2e membrane de la poche des eaux et que c’est pour cela que ça n’avance pas. Ça me met en colère d’avoir été déclenché à cause d’une négligence.

La sage-femme procède à la rupture de la membrane en me prévenant qu’entre ça et les 2 doses de déclenchement ça va faire plus mal que la normale. Je refuse toujours la péridurale. Effectivement des douleurs impressionnantes arrivent vers 17h le 2/12.

Je ne peux pas me mouvoir correctement à cause des 1 mètre de fil du monito et des 3 perfusions dans lesquelles je m’emmêle.

Je me fais disputer à plusieurs reprises car le monitoring tombe. Le changement d’équipe arrive et la nouvelle sage-femme et l’étudiante viennent en pleine contraction pour me parler de mon projet de naissance.

Elles essayent de me convaincre d’accepter l’épisiotomie en me disant que ça peut débloquer des situations. Je refuse catégoriquement. Elles reviendront 2 fois à la charge. Je cède à la douleur et demande la péridurale à 22h. L’interne d’anesthésie arrive, je suis en pleurs et je hurle. On met mon mari dehors alors qu’on m’avait promis qu’il pourrait rester. Je me fais disputer car je bouge trop. Les sages-femmes s’agitent autour de moi. Je pleure cherchant désespérément à savoir ce qu’il se passe. Je finis par leur hurler dessus et elles me disent que tout va bien mais qu’elles n’arrivent pas à placer le monitoring. Je sens la piqure de la péridurale et je fais un bond de douleur. On me laisse avec l’infirmière anesthésiste qui m’explique le fonctionnement de la pompe. Je suis soulagée 10 min et les douleurs reprennent de plus belle. Je le dis à chaque examen… mais mon col se dilate enfin.

Personne ne réagit au fait que la péridurale ne fonctionne pas. On me dit que je n’appuie pas correctement sur la pompe. À 2h du matin la médecin anesthésiste passe dans le couloir, entre dans ma chambre sans se présenter et me demande si je me tiens à mon mari car je veux un câlin ou parce que j’ai mal. Sidération…. elle enguirlande l’interne dans le couloir et balance « elle hurle trop faut la faire taire« . Je demande aux sages-femmes si ça vaut le coup de prendre une 2e péridurale à 9cm car je veux avoir des sensations. Elles me disent que je ne dois pas m’inquiéter, que j’aurais des sensations. La péridurale est surdosée…. elles reviennent à 3h pour la poussée alors que je ne sens strictement rien.

Je répète que je veux accoucher sur le côté, elles ne savent pas comment me placer mais finissent par y arriver. Je commence dans cette position et au bout de 15 min la sage-femme veut absolument me remettre sur le dos pour que je récupère mes sensations. Je refuse, elle me remet en position gynéco de force me demandant d’arrêter de pousser et me fait donc perdre de précieuses minutes. À 25 min elle m’avertit qu’elle va prévenir le médecin. Je ne comprends pas pourquoi, l’étudiante sage-femme me dit que tout va bien mais que c’est un peu long. L’obstétricienne arrive avec l’interne alors que j’avais précisé sur mon projet de naissance que je ne voulais que la sage-femme, l’étudiante sage-femme et au pire un médecin. Je me retrouve avec l’interne plus l’infirmière d’anesthésie. Elles me disent qu’elles vont regarder.

Je panique, je pleure me demandant si mon bébé va bien. La ventouse est déjà posée quand elles m’annoncent qu’elles en font une mais que tout va bien, que c’est juste trop long. J’apprendrais plus tard que dans cet hôpital on fait une ventouse après 30 min de poussée même si tout va bien alors que l’HAS dit qu’il n’y a pas de temps idéal de poussée….
Je précise que l’interne a fait ses touchers sans me prévenir….

Je fais une hémorragie juste après avoir sorti le placenta, on ne me dit pas ce qu’on va faire. J’apprends plus tard par mon mari qu’on m’a posé des écarteurs sans rien me dire.

Par la suite on m’a refusé la tétée d’accueil, on a traité ma fille de feignante car elle ne voulait pas prendre le sein (elle a été KO a cause de la péri et avait un frein de langue) et on m’a dit que je n’aurais jamais assez de lait avec mon hémorragie et que j’avais les mamelons trop gros.

Pour la ventouse, quand j’ai lu mon dossier médical c’était marqué « efforts expulsifs insuffisants« …. alors qu’on m’avait dit que je poussais super bien surtout pour quelqu’un qui ne sentait rien et j’ai eu l’impression d’être une pauvre merde qui n’avait pas la force de mettre un bébé au monde.

« Si vous voulez partir et revenir avec une mort fœtale, c’est vous qui voyez… Mais je ne suis pas dirigiste »

À 40 semaines +2, consultation de suivi et contractions depuis quelques heures.

« – Vous allez rester on vous déclenche
– Mais est ce que je suis en travail ?

– Si vous voulez partir et revenir avec une mort fœtale in utero, c’est vous qui voyez… Mais je ne suis pas dirigiste »

Je demande le monito sans fil a l’étudiante. La sage-femme : »on utilise pas ça« .
Je ne tiens pas à prendre la péridurale tout de suite, elle insiste, je dis « ok, mais laissez moi un peu de temps « . L’anesthésiste arrive tout de suite. Il était probablement dans les parages. Je me sens « attachée » à ce lit.

Dilatation à 9 mais non progression, césarienne en urgence, fièvre, hémorragie 1000cc.

Nous allons bien physiquement. Je ne peux pas m’empêcher de me demander si ça aurait pu être différent, et ne pas se finir en cicatrice sur mon uterus. J’aurais souhaité un accompagnement plus physio, me laisser gérer la douleur, déambuler. Je ne voulais pas repartir, elle m’a terrorisé en me menaçant de la mort de mon bébé, avec un terme technique pour bien me mettre à ma place.

J’avais tellement mal que j’ai refusé qu’il continue de me toucher

Bonjour lors de mon l’accouchement j’ai eu besoin d’un gynécologue, tout c’était très bien passé jusque là mais ma fille ne voulait pas descendre.

Le gynécologue est entré il ne m’a jamais adressé la parole, ni pour se présenter, ni pour me prévenir des auscultations, ni pour l’épisiotomie, ni pour la pose des forceps, ni pour me prévenir qu’il tirait malgré mes questions.

J’avais tellement mal que j’ai refusé qu’il continue à me toucher.
On a fini en césarienne et j’ai découvert l’épisiotomie le lendemain.

Il m’a répondu « c’est comme ça et pas autrement »

Je devais accoucher à domicile mais ma fille étant coincé la tête presque dehors (on voyait ses cheveux) depuis 3h de poussées, nous sommes allés à l’hôpital.

Le gynécologue m’a examiné sans mon accord pendant une contraction, il forçait et me faisait terriblement mal, je lui hurlais d’arrêter et il m’a répondu « il faut bien que je vous examine« .

Puis il a décidé de me mettre des forceps, j’ai essayé de négocier pour une ventouse, il a refusé en me disant « c’est moi le médecin« . Je lui ai dit tout de suite que je refusais l’épisiotomie. Il m’a répondu « c’est comme ça et pas autrement« .

Il m’a découpé à vif, a tiré ma fille avec beaucoup de force pendant que les sages femmes m’écrasaient le ventre. J’ai hurlé de douleur. Je n’ai pas pu me tenir droite pendant une semaine. Le gynécologue m’a recousu à vif j’ai dû lui hurler dessus pendant 10 minutes pour qu’il finisse pas hurler à la sage femme de lui apporter des anesthésiants locaux.

Bien sûr aucune excuse, aucune explication, il n’a même pas su me dire pourquoi ma fille était coincée.

Je venais le voir pour savoir si j’avais de l’endométriose. Le gynécologue a minimisé mes douleurs.

Je venais le voir pour savoir si j’avais de l’endométriose. Le gynécologue a minimisé mes douleurs. Tout ce qu’il a fait est calculer mon IMC pour me dire qu’il fallait que je perde du poids pour vivre une grossesse plus facile le jour où je serais enceinte. J’avais 15 ans. Je n’avais pas parlé avec lui de mon désir ou non d’avoir plus tard des enfants (surtout que j’étais jeune et je n’y avais jamais réfléchi) et je ne venais pas du tout pour ça. Il n’a aucune empathie, compassion ou compréhension pour les douleurs qu’on peut ressentir en tant que femme alors qu’il est spécialiste de l’endométriose. Heureusement qu’il ne m’a pas osculté car je ne me sentais pas en confiance. J’ai eu le témoignage par la suite d’une amie qui elle, s’est faite auscultée et qui a eu mal pendant, le lui a dit. Le gynécologue lui a répondu qu’elle était trop douillette.

J’ai été TRAUMATISÉE et je suis dans une rage folle DEPUIS

Je mesure 1m80. J’ai pris 15 kg au total pendant ma grossesse (poids de départ 68 kg). Une obstétricienne m’a forcée à faire des échos hebdos de contrôle car elle était sûre que je faisais du diabète gestationnel. C’est l’échographiste qui a pris sur elle pour cesser le massacre.

Lors de l’accouchement : commentaires sur ma pilosité (aide soignante), menaces de forceps, insinuation que je poussais pas (obstétricien), épisio de sage-femme agrandie à la scie sauteuse par l’obstétricien (image), compression abdominale (interdite même à cette date) – le bébé avait le cordon en bretelle, sage-femme ne voulant pas me dire combien de points j’avais + point du mari « surprise » sans mon consentement ni même me prévenir.

J’ai été TRAUMATISÉE et je suis dans une rage folle DEPUIS, et quand le temps est à l’orage la cicatrice me lance. Les rapports sont encore parfois douloureux !

Je m’en suis longtemps voulu en me disant que je n’avais pas assez bien travaillé…

Je suis tombée enceinte en juillet 2020, toute heureuse j’ai décidé de prendre RDV avec un gynéco qui travaillait dans la clinique où je voulais accoucher. Le suivi de grossesse s’est plutôt bien déroulé dans l’ensemble, des rdv très rapides mais qui au début étaient à la hauteur de nos attentes, puis vers la fin, j’ai eu une très grosse appréhension concernant l’accouchement donc à l’examen pré natal, lors du contrôle du col, j’ai eu le droit à quelques réflexions « si vous vous détendez pas vous n’arriverez jamais à pousser » « vraiment votre accouchement se passera mal si vous ne faites pas d’effort… » bref des réflexions que l’on aime pas entendre avant le jour J, on aurait tendance à plus vouloir être rassurée, d’autant que je savais que j’allais accoucher pendant le confinement et que mon mari ne serait que présent seulement 30 min avant l’accouchement et 2h post-partum.

Le jour J est enfin arrivé, je passe les longues heures à la maison avec contractions etc. J’arrive en salle de travail, seule, mon mari devant attendre à la maison le feu vert…

Vient le moment où je dois commencer à pousser, j’ai du mal à me réguler, je suis fatiguée, stressée, pas de bonnes conditions pour pousser normalement. 20 bonnes minutes plus tard mon fils est dans mes bras, la délivrance a eu lieu mais le gynéco est toujours entre les jambes, je regarde mon mari qui me dit discrètement que j’ai eu le droit à une épisiotomie.

Donc je n’ai même pas été prévenue, on ne m’a rien dit… je m’en suis longtemps voulu en me disant que je n’avais pas assez bien travaillé..

Puis s’en suit 3 mois de douleur intense au niveau de la cicatrice avec impossibilité de reprise des rapports avec mon mari, comme si tout était clos.

Je n’ai voulu voir personne, je n’ai plus eu envie que qui ce soit passe sa tête entre mes jambes… Encore…

En réalité après rdv avec ma sage femme, il s’est avéré que j’ai eu ce fameux point de trop, celui qu’on nomme « le point du mari ».

Encore aujourd’hui 7 mois plus tard j’ai une énorme appréhension lors des rapports sexuels, je fais depuis quelques semaines des séances de radio fréquence sur ma cicatrice car en plus de ça j’ai mal été recousue et donc la cicatrice est encore douloureuse.

Une sage-femme a profité d’un toucher vaginal en fin de grossesse pour me décoller les membranes.

Une sage-femme a profité d’un toucher vaginal en fin de grossesse pour me décoller les membranes, sans me demander mon avis, en me faisant très mal, alors que mon bébé et moi allions bien et que rien ne justifiait de précipiter l’accouchement.

On me traite comme une incapable, on m’infantilise comme jamais, le jour où je deviens mère.

Je suis arrivée à la maternité pour un monitoring de contrôle. J’étais à 40+1.
Le coeur de bébé va très bien.

La sage femme me fait un toucher vaginal, et me dit que l’accouchement est pour aujourd’hui, parce que mon col est dilaté. En vérité, je n’ai pas de contraction et mon col se prépare depuis des semaines.

On me retient à la maternité.

Quelques heures plus tard, comme le travail ne se lance pas (sans déconner…), cette sage femme décide, sans me demander, de me percer la poche des eaux. Elle me perfuse un truc, je ne sais pas quoi, probablement de l’ocytocine.

Je comprendrais bien plus tard qu’elle a pratiqué un déclenchement.

Le travail se lance, les contractions sont affreusement douloureuses. Toutes les demi-heures, on m’impose un toucher vaginal douloureux et on me propose de prendre la péridurale. On ne me propose ni ballon, ni rien pour me soulager. Dans cette pièce froide pleine d’équipement médical, ou le seul objet à ma disposition est un lit à étriers, je commence doucement mais sûrement à paniquer. Mon seul souhait formulé pour cet accouchement était de ne pas la prendre. Mais après le quatrième passage et autant de « vous êtes sûre ? L’anesthésiste va partir et vous ne pourrez plus la prendre« … Je craque et accepte la péridurale.

L’anesthésiste arrive, contrarié que je le fasse venir. Il crie beaucoup, je n’y prête pas attention.

La péridurale a un effet boeuf, je m’endors à présent entre chaque contraction. Je ne sens plus rien. Je suis installée sur la table d’accouchement et je n’ai pas le droit de bouger.

Quand une soignante passe, elle règle la perfusion, ou elle fait un toucher vaginal, sans le moindre mot. Elle ne répond pas à mes questions. L’ambiance est austère, glaciale. Je suis jeune et seule. On doit sans doute se dire que je ne mérite pas d’être accompagnée avec bienveillance. Je me sens comme une intruse ici, on me traite comme si j’étais un numéro, une patiente de plus. Pourtant, mon accouchement a été provoqué.

J’ai très soif mais je ne peux pas boire, interdit.
J’entends les autres femmes accoucher. Il y en a une qui crie « j’ai mal ». Elle ne recevra aucune parole réconfortante en retour. C’est terrifiant.

Quelques heures passent, je suis probablement totalement dilatée (on ne me dit rien) car d’un seul coup, une équipe d’au moins 5 soignantes entre dans la chambre. Elles ne se présentent évidemment pas. Ne me regardent pas. Ne me parlent pas.

L’une d’entre elle prend les commandes tandis que les autres femmes vont et viennent dans la pièce, tel un ballet bien organisé. On me place avec rudesse les jambes dans les étriers.

La commandante (je vais l’appeler ainsi, je n’ai jamais su son nom ni sa fonction), se place entre mes jambes et me dit de pousser.

En fait, bébé n’avait pas encore entamé sa descente mais qu’à cela ne tienne, c’est mon tour. À partir de ce moment là, j’ai 30 minutes top chrono pour expulser mon bébé, sinon…
Je pousse donc. Les poussées sont sans doute peu efficaces et la péridurale m’assomme encore (pour l’instant).

Peu à peu, la commandante passe d’une attitude froide et rigide à l’énervement et la colère.

Elle me crie maintenant de pousser, elle tourne autour de moi tel un vautour et commence à me menacer de césarienne, à me rudoyer, à hurler. On me traite comme une incapable, on m’infantilise comme jamais le jour où je deviens mère. J’ai envie d’éclater en sanglots, mais je me retiens, j’ai peur de leurs réactions.
La péridurale est vide à présent et ne fait plus effet. Le chrono est fini, je dois expulser MAINTENANT.

Elles passent la vitesse supérieure. La commandante se rassoit entre mes jambes. Une sage femme massive met ses deux mains sur mon ventre et appuie de tout son poids (expression abdominale).

Dans ma tête, je m’évade. Je suis comme un corps subissant plus de douleur et d’horreur qu’il ne peut supporter. Je me « coupe » de mes sensations.

La commandante fait une épisiotomie, utilise la ventouse, les autres continuent à m’engueuler comme un chien.

Enfin, je mets au monde mon enfant, le placenta sort dans la seconde, mais mon calvaire n’est pas fini.

On emporte mon bébé au bout de la pièce, il hurle de toutes la force de ses petits poumons. Sans doute qu’on lui fait les premiers soins, on ne me dit rien. C’est terrible.
Je n’ai besoin que d’une chose: qu’on me rende mon bébé. Que je puisse le rassurer et l’apaiser.
J’ose la réclamer. Mais cela déchaîne la colère de la commandante.
Non, me dit-elle, vous ne l’aurez pas tant que je n’aurais pas fini de vous recoudre, alors, restez immobile pour l’avoir plus vite.

J’ai l’impression qu’elle y prend un plaisir sadique. Elle me recoud point par point avec une lenteur exaspérante, je sens tout.

On met mon bébé hurlant sur une table métallique à roulette juste à côté de mon lit. Je ne peux que la regarder et lui parler. C’est tellement cruel. Ça dure si longtemps

Enfin, elle permet qu’on me donne mon enfant. Je suis si crispée que je reste à demi assise tandis que mon bébé se jette sur mes seins.

Les femmes sortent toutes de la pièce, la dernière éteint la lumière en partant.

Suite à cette boucherie, on me retient « prisonnière » 5 jours dans cette clinique. On me laisse me débrouiller seule avec mes douleurs. L’allaitement se passera très mal
Les puéricultrices ne sont pas douces non plus.

On me traite comme une enfant. On me réveille toutes les nuits, parfois pour déplacer mon bébé dans son berceau alors qu’il dormait profondément. Alors je dois me lever, lui donner mes seins sanglants de nouveau…

Au terme de cette prise en charge, ma confiance en ma capacité d’être une bonne mère est détruite.

Aucun accompagnement psychologique ne m’est proposé.
Je dors très mal, j’ai souvent des envies suicidaire.

Je développe une peur panique des soignants, des hôpitaux.

Je ne me soigne plus. Je plonge dans l’isolement. Personne ne comprend ma douleur.

Bébé va bien, c’est tout ce qui compte.

À ma grossesse suivante, j’accouche chez moi, sans soignante, incapable de me défaire de la panique de la maternité.

J’ai un accouchement de rêve. J’ai pu expulser mon bébé à quatre pattes, rendez vous compte de ce privilège.

Je lui crie d’enlever, je pleure, je tire sa main mais elle résiste…

Ma première expérience a été lors d’un contrôle de routine chez une gynécologue. Je l’avais déjà vu je la connaissais. J’y allais pour un problème de Vaginisme. Elle me demande tout de suite si elle peut m’ausculter, je lui explique que je ne suis pas contre mais que je ne vois pas trop ce qu’elle veut ausculter.

Je lui explique également que je suis dans mon premier jour de règles et que je ne suis pas à l’aise avec ça, ça n’a pas l’air de la déranger.

Je m’installe, elle commence à mettre un doigt je lui demande d’enlever car j’ai très mal. Elle enlève. Elle insère immédiatement un spéculum froid, je hurle (le Vaginisme est une pathologie qui entraine des douleurs lors de toute pénétration de quelque nature que ce soit), elle me dit de me calmer et de respirer, je suffoque et lui crie d’enlever, je pleure, je tire sa main mais elle résiste, je m’effondre à la limite de m’évanouir, elle arrête, enlève son gant et dit « bah physiquement y’a aucun problème donc tout va bien » et puis elle me dit de me rhabiller et elle retourne à son bureau.

Elle ne me dira rien de plus sur ma pathologie, et finira par un « et votre mari faut qu’il y aille plus fort hein ».

Quelque mois après, j’y retourne car je fais une fausse couche, elle me prescrit une échographie et me dit « roh ça va ça arrive à tout le monde vous êtes jeune « , alors que j’étais effondrée et que ça faisait 2 semaines que je n’étais pas sortie de chez moi.

Je l’ai rayé de ma liste et je l’insulte dans mes rêves.

J’avais 18 ans.

Elles ne me croient pas quand je leur dis que je sens tout…

J’étais en position non physiologique malgré ma demande. Mon bébé sort, le placenta aussi, super accouchement dans les grandes lignes (car on trouvera toujours un truc qui va pas). Je suis déchirée à plusieurs endroit il faut le recoudre.

Ni la péridurale, ni les injections locale, ni le « pshit », rien ne fonctionnait pour m’anesthésier, je hurle, ça fait 15 minutes qu’elle essaie de me recoudre. Elle appelle l’anesthésiste, il change le produit et augmente la dose, elles ne me croient pas quand je leur dis que je sens tout et qu’il me faut du gaz (seul anesthésient auquel je suis réceptive), mais elles en n’ont plus (mon œil).

La sage femme retente de me recoudre mais je hurle, je suis à deux doigt de m’évanouir, elle enlève son gant et d’un ton sec : « bon écoutez soit vous prenez sur vous soit vous partez au bloc et on vous fait une anesthésie générale » et elle s’en va.

Je suis restée choquée j’ai pleuré j’ai regardé mon mari et mon fils et j’ai eu peur, peur qu’ils m’emmènent au bloc et que je ne me réveille plus jamais.

Elle revient accompagnée de la puéricultrice. La puéricultrice me regarde pleine d’amour regarde mon mari, prend le bébé me le met dessus et me fait faire la tétée de bienvenue, et elle me parle elle me regarde profondément dans les yeux et me rassure, elle caresse mon bébé qui est au sein, elle rigole avec mon mari, pendant ce temps la sage femme suture, je sens tout mais je n’ai pas mal, mon bébé m’a anesthésié, j’avais juste besoin de mon bébé.

Je reste choquée de cette expérience à tel point que je ne veux plus jamais accoucher dans un hôpital !

J’avais 21 ans.

« le gynécologue ne va pas être content »

La veille de mon accouchement, la poche des eaux s’est rompue avec du sang vers 21h30-22h. La présence du sang ainsi que le fait que j’avais un taux de plaquettes bas, nous a beaucoup inquiété mon conjoint et moi. Arrivés à la maternité, la sage-femme m’a fait les examens nécessaires (toucher vaginal, monitoring, analyse d’urine, prise de sang). Avant de partir en chambre car le col était postérieur (on suppose fermé car je suis sensible au toucher vaginal) et peu de contractions sur le monitoring.

Je suis redescendu au bloc obstétrical vers 3h du matin (les contractions commençaient à être douloureuses.) Mon col était ouvert à 2, il était trop tôt pour pouvoir brancher l’anesthésie péridurale. La sage-femme m’a donc fait une piqûre pour soulager la douleur et continuer les contractions. Elle m’a ensuite installée dans la salle d’accouchement. J’étais allongée sur le côté droit avec un coussin d’allaitement.

Vers 5h30, les contractions étaient de plus en plus douloureuses, je le signale à la sage-femme qui m’explique qu’elle va téléphoner à l’anesthésiste de garde pour venir me faire la péridurale. L’anesthésiste arrive et me fait la péridurale vers 6h15. La péridurale m’a soulagée au niveau des douleurs mais j’étais perturbée par le fait que je puisse bouger mes jambes alors que pour mon premier accouchement, mes jambes étaient complètement endormies.

Vers 7h30, la sage-femme me fait un toucher vaginal pour vérifier le col qui était à 7.

L’équipe médicale de jour est arrivé à 8h. A ce moment-là, j’ai ressentie des douleurs au niveau des fesses (ou en bas du dos côté gauche) ; je l’ai signalé à l’équipe qui m’a répondu que ce n’était pas des douleurs mais une gêne car j’avais une bonne péridurale. Cette douleur n’était pas en continue mais je l’ai ressentie à plusieurs reprises et ce, jusqu’à mon accouchement, l’équipe n’ayant pas pris en compte mes douleurs.

Au moment d’accoucher, la nouvelle sage-femme m’installe en position gynécologique (allongée sur le dos et mes jambes posées sur les étriers). Elle a effectué le rasage du pubis sans m’en informer et sans demander mon consentement. Elle m’a dit : « vous avez que deux poussées à faire et vous n’aurez pas de déchirure ni d’épisiotomie ».

Elle m’a également dit « le gynécologue ne va pas être content. » mais je ne me rappelle plus pour quelles raisons elle m’a dit ça.

A son arrivée, le gynécologue obstétricien, ne s’est pas présenté et n’a pas salué. J’ai ressenti rien qu’à son regard qu’il était impatient, il semblait être pressé et mécontent d’être la…

L’équipe médicale a été très exigeante sur la position de mes jambes, mes mains et mes coudes pour faire les poussées. Je devais poser mes mains sur deux barres et bien positionner mes coudes. Ma jambe droite était sur un étrier qui n’était pas bien fixé. C’est alors que l’étrier est tombé sur le côté, ce qui a fait également chuter ma jambe. Cela a dérangé l’équipe médicale.

Mon conjoint a proposé de tenir ma jambe, l’équipe lui a répondu « non ». J’ai voulu placer mes mains sous mes cuisses en pensant que ça permettrait de ne pas faire bouger ma jambe, l’équipe a dit « non ».

J’ai ressenti beaucoup de pression, de stress, aucun soutien de la part de l’équipe médicale pour me rassurer, me sécuriser et m’aider à me concentrer à faire les poussées.

J’ai réussi à faire la première poussée.

Au moment de faire la seconde poussée, je n’ai pas réussi à me concentrer pour bloquer la respiration afin de pousser ( j’ai inspiré puis j’ai soufflé avec la bouche ouverte) c’est alors que j’ai ressenti de nouveau cette douleur au niveau de mes fesses et du bas de mon dos et j’ai crié très fort et longtemps, ce que l’équipe médicale n’a pas du tout appréciée. On m’a dit, je cite : « arrêtez de crier, vous allez faire peur à votre bébé », mais à aucun moment on m’a demandé la raison de mon cri !

A cet instant, le gynécologue m’a donc fait une épisiotomie sans m’en informer et sans demander mon consentement. De plus, il a utilisé des spatules pour aider le bébé à sortir, et ce, sans m’en avertir, toujours sans mon consentement.

Pendant les poussées, l’auxiliaire de puériculture ainsi que la sage-femme ont exercé des expressions abdominales. J’ai appris plus tard que cet acte était déconseillé par la HAS depuis 2007. Mon nouveau-né tout juste posé sur mon ventre, le gynécologue a tiré sur le cordon ombilical brutalement pour extraire le placenta. C’est alors que ma jambe est de nouveau tombée sur le côté et j’ai bougé un peu mes fesses.

Au même moment, la sage-femme a demandé à mon conjoint de faire le tour (on suppose pour couper le cordon ombilical) et à cet instant, le gynécologue a dit à mon conjoint sur un ton sec, je cite : « sortez » sans même donner d’explication et a appelé l’anesthésiste.

Mon mari, bouleversé, s’est exécuté sans avoir pu couper le cordon ombilical. On a appris beaucoup plus tard que l’anesthésiste avait été appelé pour me faire une anesthésie générale.

Alors que mon conjoint patientait dans la salle d’attente sans aucune idée de ce qu’il pouvait se passer, il a remarqué que l’anesthésiste faisait plusieurs aller-retour entre la salle d’accouchement où j’étais et une autre salle. Pas une seule fois ce dernier n’est intervenu auprès de mon mari pour le rassurer et lui donner quelques explications.

C’est lors de son retour en salle d’accouchement que la sage-femme a informé mon mari que je venais de subir une anesthésie générale car, je cite « elle n’a pensé qu’à elle et pas au bébé ».

Les paroles de la sage-femme ont été vraiment irrespectueuses et injurieuses. Elle a dit aussi que l’équipe ne comprenait pas pourquoi je n’étais toujours pas réveillée malgré qu’ils m’aient tapoté sur les joues.

A mon réveil, J’ai remarqué l’absence du gynécologue et de l’anesthésiste. Seulement, mon conjoint, notre bébé et l’auxiliaire de puériculture étaient présents dans la salle d’accouchement. Seul mon conjoint m’a parlé : Il m’a dit qu’on m’avait fait une anesthésie générale et m’a annoncé le poids de notre bébé. Aucune personne de l’équipe est venue me voir pour me rassurer, m’expliquer ce qui s’était passé et me donner les raisons pour lesquelles on m’avait fait tout cela.

Le lendemain de l’accouchement, le gynécologue et la sage-femme sont venus me voir en suite de couches. Le gynécologue m’a clairement dit, je cite : « vous n’avez pas fait de poussées et vous devez aller consulter une assistante sociale. » J’étais seule face à eux, avec mon bébé dans les bras. J’ai eu peur et je ne voulais pas leur parler. J’ai été dévastée lorsque j’ai entendu le mot « assistante sociale ». J’ai pleuré lorsqu’ ils ont quitté la chambre.

La sage-femme devait revenir me voir le soir même pour qu’on ait une discussion, elle n’est jamais venue. De plus, je n’ai pas eu vraiment de suivi médical ce jour-là : juste une prise de tension le matin par la sage-femme qui était présente lors de mon accouchement. Elle s’est d’ailleurs permise de me dire que je faisais très mal ma toilette du périnée car l’épisiotomie était très gonflée et que normalement les points devaient tomber dans les 3 jours et que je devais me doucher au moins 8 fois par jour.

Le cathéter qui avait été posé sur mon avant-bras m’a été enlevé que deux jours après mon accouchement. La veille mon mari en avait fait la demande auprès des infirmières qui lui avaient répondu que l’infirmière de nuit l’enlèverait. Elle ne l’a pas fait car elle m’a expliqué que je devrais faire le lendemain un cycle glycémique suite à un diabète gestationnel et que ce dernier pourrait être fait via le cathéter. Le lendemain, l’infirmière du laboratoire m’a bien effectué un cycle glycémique mais le cathéter n’a pas été utilisé.

Une semaine plus tard, je ressentais de très fortes douleurs à l’avant-bras sur lequel était posé le cathéter ainsi qu’une perte de force pendant plusieurs jours.

À mon retour à domicile, ma sage-femme libérale, lors d’un contrôle de la cicatrice de l’épisiotomie, a découvert que j’avais eu également une déchirure qui ne m’avait pas été signalée. Elle m’a alors conseillée de réclamer mon dossier médical car elle était stupéfaite du déroulement de mon accouchement.

À savoir que depuis mon accouchement, entre décembre 2018 et mars 2019, j’ai ressenti des douleurs en bas du dos côté gauche ainsi que sur ma hanche gauche et cuisse gauche, c’étaient les mêmes douleurs ressenties le jour de mon accouchement. J’ai consulté mon médecin traitant qui pensait au départ à une sciatique et m’a donc
prescrit des séances de kinésithérapie. Ma kinésithérapeute m’a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une sciatique mais d’un problème au niveau du sacro-iliaque et que la cause de ces douleurs étaient liée à mon accouchement traumatique. J’ai également un suivi psychologique accompagné d’un traitement EMDR.

 

Les suites données auprès de l’hôpital et du conseil de l’ordre

J’ai contacté l’association CIANE qui m’a beaucoup soutenue et aidée dans les démarches. Sur leur conseil, J’ai écrit une lettre pour demander des explications au médiateur de la clinique. J’ai eu un rendez-vous de médiation avec la Commission des Usagers (CDU) de la clinique le 12 mars 2019. 

Au RDV de médiation, la sage-femme et le gynécologue qui m’ont accouché n’étaient pas présents. La CDU (la commission des usagers) a reconnu que ce n’est pas normal ce qui s’est passé à mon accouchement, le gynécologue m’a expliqué tous les éléments écrits dans mon dossier médical mais n’a pas pu répondre à mes questions. Il a même dit qu’il a honte et la CDU s’est excusée… Le gynécologue qui nous a reçu était le président de l’Ordre des Médecins de la Haute-Garonne, il a dit qu’il va envoyer un courrier au gynécologue qui m’a accouché pour poser les questions et demander des explications, il va faire le nécessaire pour que je reçois une réponse de sa part. Si pas de réponse dans les 3 mois, il faut que je fasse un signalement de ce gynécologue à l’ordre des médecins des Alpes Maritimes (car le gynécologue a déménagé à Nice en février 2019). J’ai signalé à la CDU mes douleurs ressenties 3 mois après mon accouchement traumatique. Le gynécologue m’a conseillé de faire 2 IRM pour voir s’il y a quelque chose ou pas. 

Mi-juillet 2019, j’écris à l’association CIANE pour leur signaler que je n’ai toujours pas reçu de réponse, ni le compte-rendu du RDV de médiation et mon souhait de faire le signalement auprès du Conseil de l’Ordre des Médecins. Le CIANE m’a conseillé de saisir l’ARS (par mail) pour obtenir le compte-rendu et m’a donné le feu vert pour faire la lettre de signalement. Fin juillet 2019, j’ai reçu un courrier de l’ARS me signalant qu’elle a fait le nécessaire. A ce jour, je n’ai toujours pas reçu le compte-rendu. 

En août 2019, je décide de faire un signalement contre le gynécologue. J’ai déposé une doléance auprès du Conseil de l’Ordre des Médecins des Alpes-Maritimes. 

Comme vous avez pu le lire précédemment, j’ai été victime des faits suivants :

  • Je n’ai pas été informé des faits et gestes qui m’ont été prodigués lors de mon accouchement
  • J’ai été victime d’une absence de demande de consentement libre et éclairé comme l’exige la loi Kouchner de 2002
  • J’ai subi, ainsi que mon mari, l’attitude inadmissible et non déontologique du gynécologue
  • J’ai été victime du non respect de la bientraitance et des droits des patients.

J’ai contacté à plusieurs reprises le Conseil de l’Ordre pour demander des nouvelles sur ma doléance. Ma doléance a été pris en considération un mois après l’avoir envoyé et le gynécologue allait être informé de ma doléance. En février 2020, j’ai appris que le Conseil de l’Ordre des médecins ont reçu les explications du gynécologue. Je les ai de nouveau contacté début juillet 2020 et on m’a proposé un RDV vers la mi-août pendant mes congés pour nous faciliter le déplacement jusqu’à Nice. Je contacte donc le CIANE pour leur informer de ma convocation au Conseil de l’Ordre des Médecins. Mais j’ai été déçue de la réponse sèche de leur part. L’association n’a pas compris pourquoi j’étais convoquée pour une simple doléance (on n’est pas convoqué par le Conseil de l’Ordre des Médecins pour une doléance mais pour une plainte) et, de plus, il aurait fallu que je la contacte d’abord avant de prendre RDV avec le Conseil de l’Ordre des Médecins ! J’ai été très déçue par leur absence et je suis donc allée au RDV seule. 

Il a fallu attendre presque 2 ans et se déplacer jusqu’à Nice pour connaître la « vérité », obtenir des réponses à mes questions .. Juste une petite information qui aurait dû nous être transmis pour comprendre ce qui s’est passé et éviter de souffrir physiquement et psychologiquement pendant 2 ans.. Le RDV ne s’est pas vraiment bien passé.. Après 2h d’attente, mon conjoint n’a finalement pas pu m’accompagner car nos deux enfants avaient besoin de prendre l’air. J’ai été reçue par deux médecins à 20h pour une durée de 30 minutes (déjà épuisée par l’attente) juste pour apprendre une petite information qui justifie le besoin de l’anesthésie générale  juste après la naissance de mon bébé : le placenta est sorti incomplet tout simplement.. Voilà pourquoi j’ai subi une révision utérine que j’ai découvert quelques semaines après avoir réclamé mon dossier médical !

Pourquoi tout cela ne nous a pas été dit à la maternité ?! Pour éviter toute cette souffrance justement que j’ai subi, et toutes les autres séquelles : renferment sur soi, refus de parler de tout ça à des amies que j’ai perdues par la suite, douleurs physiques pendant plusieurs mois, suivi psychologique accompagné d’un traitement EMDR etc..

Le pire de tout ça est d’apprendre que je n’aurai pas le soutien du conseil de l’ordre des Médecins des Alpes-Maritimes car d’après eux, le gynécologue a aucun reproche à se faire, soit disant il a tout noté sur le dossier médical, détaillé mon accouchement avec toutes les informations et donné les informations à ma gynécologue qui m’a fait le suivi de grossesse.. Alors que moi j’ai trouvé aucune information concernant la rétention placentaire sur mon dossier médical. L’équipe médicale des suites de couche avait aucune information également  puisqu’ils n’ont pas su répondre à la question sur le pourquoi de l’anesthésie générale ! Je voulais montrer mon dossier médical à ces médecins mais ils n’ont pas voulu le regarder. Les séquelles physiques que j’ai eu suite à mon accouchement sont normales d’après eux. A un moment donné, les médecins m’ont dit sur un ton sec : « Vous voulez porter plainte ou non ?! ». Je leur ai répondu que je voulais des explications. J’ai insisté pour dire que je n’étais pas du tout informé pour la rétention placentaire. Je n’ai pas su me défendre, dire qu’il y avait aucune information sur mon dossier médical. J’ai juste réussi à leur faire comprendre que les transmissions n’ont pas été faites. Et j’ai oublié de poser des questions sur certains points (Qu’entend le gynécologue par « panique maternelle » et « agitation +++ » ? Quel est le rapport entre le fait que l’on ne m’a pas laissé pousser et l’assistante sociale ?) J’ai laissé tomber la question sur le consentement puisque d’après ces médecins il est normal que le gynécologue ne m’ait pas informé pour l’épisiotomie et l’anesthésie générale. 

nécessaire de suture

Rien que d’écrire tout ça, ma gorge se serre.

Pendant mon accouchement, je n’ai parfois pas eu l’impression d’être bien accompagnée, voire même d’être méprisée parfois. L’anesthésiste (homme) m’a parlé très sèchement alors que je m’évanouissais durant la pose de la péridurale. Il a répondu à mes questions d’une manière excédée. L’anesthésie était mal dosée (je crois ?) et je n’ai pas réussi à pousser. Ils ont donc dû utiliser les forceps, et pratiquer une épisiotomie.

Malgré toutes mes questions pendant qu’ils recousaient (c’est très très long), je n’ai quasi eu aucune réponse aux questions que je posais. La chirurgienne s’est excusée de l’aspect expéditif de la prise en charge, due à un trop plein de patientes. Lorsque la péridurale s’est dissipée, j’ai souffert comme jamais et j’ai du supplier pour un calmant. Personne ne m’a aidée à mettre ma fille au sein (ça semble naturel d’allaiter mais ce n’est pas toujours facile 🙂 ).

Les jours suivants, les vérifications des points ont été tellement sommaires, qu’un des points a sauté, personne ne l’a vu et mon intimité est « asymétrique » depuis. Je repense aussi à une échographie de contrôle pendant laquelle la sage-femme m’a fait extrêmement mal, en appuyant sur le ventre, et prenant l’air énervée que j’ai mal.

Heureusement, une partie du personnel soignant (les sages-femmes et la pédiatre) était patiente et adorable.

L’autre partie m’a fait détester mon accouchement, j’en ai pleuré pendant des mois rien qu’en l’évoquant. Et je ne pouvais plus toucher mon vagin et ma vulve même pour me doucher tellement j’avais souffert et tellement le résultat de cette épisiotomie mal suivie me dégoûtait.

Rien que d’écrire tout ça, ma gorge se serre.

Témoignage de Fatoumata : Mon expérience suite à ma fausse couche tardive.

Le 30 septembre 2020, Fatoumata témoigne des conditions d’accueil et de prise en charge lors de sa fausse-couche. Courage à vous, mamange et bravo pour votre témoignage qui en aidera tant d’autres.



Ces deux hommes ont ajouté beaucoup de violence psychologique dans le parcours extrêmement difficile de l’IMG.

Le 10 août 2020, le gynécologue qui m’a fait mon amniocentèse suite à un test sanguin positif à la trisomie 21, nous a reçus à peine 10 minutes pour nous annoncer froidement, sans nous regarder, que notre bébé était bien trisomique. Il nous a imposé plus de 3 semaines d’attente pour nous donner les résultats alors qu’il avait des premiers résultats d’analyse au bout de trois jours.

Mon conjoint s’est permis de lui demander comment c’était possible que le bébé soit trisomique alors que les échographies étaient excellentes (notamment la clarté nucale) et que le tri-test était bon.
Ce cher monsieur lui a brutalement répondu « mais qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? »
Ensuite il s’est tourné vers moi et m’a dit « bon, on organise quelque chose ? ».
Il a fallu qu’on insiste pour avoir une échographie poussée avec un spécialiste pour pouvoir faire un choix avec tous les éléments en main.
Sachant que ce même monsieur nous avait refusé l’échographie du 2e trimestre parce que, je le cite, « ça ne servait à rien« .
Si nous n’avions pas insisté, nous n’aurions pas pu voir notre fils vivant une dernière fois avant l’interruption de la grossesse.
Et je ne parle pas du gynécologue qui m’a suivie en début de grossesse qui m’a complètement laissée tomber. Il n’a jamais pris de nouvelles. Il m’a éjectée chez son collègue pour l’amniocentese et ne s’est jamais inquiété de savoir ce que nous étions devenus.
Ces deux hommes ont ajouté beaucoup de violence psychologique dans le parcours extrêmement difficile de l’IMG.

photo de forceps

Il s’assoit face à moi sans me regarder pendant qu’on m’attache les pieds sur les étriers.

À partir du moment où mon fils s’est engagé dans le bassin j’ai eu mal en bas et dans les fesses, malgré la péridurale posée quelques heures avant. La sage-femme a balayé ma douleur en affirmant que si je n’avais pas mal lors des contractions c’est que la péridurale fonctionnait. Puis j’ai eu envie de pousser très fort, elle a soufflé en disant que c’était trop tôt, mais on s’est quand même installé. Au bout de 30mn de poussées une gynéco arrive, pose une ventouse, mais ça ne marche pas. Et là commence la vraie boucherie selon moi.

Pose de forceps, j’hurle de douleur, mon fils sort, j’ai mal mal mal. On le pose sur moi, mais rapidement on demande à mon conjoint de sortir de la salle avec notre fils « en faisant bien le tour et sans regarder« . On m’explique que j’ai une déchirure et que cela nécessite des points.

Un 2e gynéco arrive, il ne se présente pas, il s’assoit face à moi sans me regarder pendant qu’on m’attache les pieds sur les étriers. Il m’examine, je sursaute de douleur.

Il râle : « si la dame est pas détendue je peux rien faire moi, mettez lui une dose« .

Je suis sidérée, j’ai mal et j’ai peur, je reste silencieuse. L’anesthésiste arrive et se rend compte avec les tests de sensibilité que la péridurale ne fonctionnait pas partout. Il injecte une dose de produit. Une dame me caresse le bras et à de nombreuses reprises elle interdit au gynéco de commencer la suture. Apparemment les 7mn requises pour que l’anesthésie fasse effet sont superflues pour lui.

Il me semble que ça a duré 2h. Je me souviens avoir vu les aiguilles de l’horloge faire plusieurs fois le tour, moi je voulais juste retrouver mon fils et mon conjoint. J’ai appris par hasard par la suite que j’avais eu une déchirure totale du périnée, c’est rare, la plus grave possible. Je comprends mieux ma douleur lors de l’accouchement.

Il y a 2 ans j’ai consulté un gynéco spécialisé en reconstruction périnéale qui m’a confirmé que tout était à reprendre. En effet j’ai des incontinences et des douleurs. Ça c’est le côté physique. Mais j’ai également souffert de stress post traumatique pendant de longs mois. Ma visite post natale a eu lieu avec la gynéco qui a posé les forceps. Elle avoue du bout des lèvres que depuis mon accouchement elle procède autrement pour poser les forceps.

Pas d’excuses, pas d’empathie lorsque je lui parle de mon ressenti et des douleurs. Ma vie a été bouleversée par cet événement qui devait être heureux mais qui à cause de ces professionnels a été traumatisant.

Je ne souhaite cela à personne. Il m’a fallu des séances de thérapie et d’hypnose, ainsi que 4 ans avant de pouvoir parler de mon accouchement sans pleurer. Par contre je ne peux toujours pas écouter des récits de naissance « de rêve », ça me pince trop le coeur. Personne ne mérite d’être traité comme ça …

On m’a annoncé seulement 2 jours après qu’on m’a fait une épisiotomie pendant l’accouchement.

J’ai accouché à la maternité des Lilas en Île d’en France début Avril pendant le confinement, c’était mon premier bébé. J’avais un projet d’accouchement dans l’eau sans péridurale.

Finalement l’accouchement (à cause de l’interventionnisme inutile type rupture de la poche des eaux et manque d’intimité) s’est soldé par tout le contraire.

Aucun points de mon projet de de naissance n’a été respecté, j’allais bien et mon bébé aussi, jusqu’au moment où ils ont perturbé mon travail avec des interventions inutiles.

J’ai eu un accouchement par forceps avec épisiotomie alors que j’ai marqué dans mon projet de naissance de favoriser la déchirure naturelle et que je refusais formellement l’épisiotomie. On n’a même pas daigné demander mon consentement avant de me la faire et on ne m’a pas informé de ce qu’on faisait sur mon corps. On m’a annoncé seulement 2 jours après qu’on m’a fait une épisiotomie pendant l’accouchement.

Pas de communication. J’ai subi, l’impression d’être témoin de mon propre enfantement.

On m’a recousue à vif alors que je sentais tout et que je gémissais d’arrêter, que j’avais mal. On m’a dit « il faut recoudre vite ».
J’ai fais de la fièvre 40 degrés, mon bébé fiévreux aussi. Une clavicule cassée à la naissance et une paralysie faciale. Un bébé plein de tensions qui 8 mois après est toujours suivit par un ostéopathe.

Ce jour là, les salles d’accouchement étaient pleines, la peur du COVID bien présente. C’était les tous débuts, 15 jours à peine après le début du confinement.
J’ai l’impression qu’on a essayé de se débarrasser de moi, qu’on essayait de me faire accoucher plus vite pour libérer une place.
On m’a à peine laissé pousser à 4 pattes puis ils m’ont mise sur le dos (ce que je ne voulais absolument pas comme position)
Ils ont utilisés à tort les forceps sans même essayer les ventouses qui sont moins invasives, alors que la tête de mon bébé émergeait déjà et que ça aurai suffit.

Puis j’ai passé 1 semaine seule à la maternité sans visite du papa, l’impression d’être cloîtrée dans une chambre. On m’a dit que quand je m’occupais de mon bébé pour ses soins je devais mettre un masque (pourquoi ? c’est absurde c’est mon bébé)
D’ailleurs on ne m’a pas montré comment faire les soins de mon bébé, pas d’accompagnement et on ne m’a pas montré le bain en 7 jours.
Les toilettes et les douches étaient communes et sur le pallier. Je me retenais d’y aller car ça me dégoûtait et je ne voulais pas confier mon bébé pour pouvoir y aller.

L’accompagnement à l’allaitement était catastrophique manque de formation évident et j’ai dû trouver des solutions par moi même. Des remarques décourageantes, incitation à donner un biberon, culpabilisation et j’en passe. Seule une consultante en lactation géniale mais malheureusement pas là tous les jours. Le reste de l’équipe laisse à désirer.

Presque 8 mois après l’impression d’avoir été violée, mutilée. De la colère beaucoup de colère. Et cette déception qui ne passe pas. On a saboté et fait d’un cauchemar ce qui devait être les plus beaux moments de mon existence.
Je n’accoucherai plus jamais en structure, ce sera accouchement à domicile dorénavant car je n’ai plus confiance.

Expression abdominale pendant l’effort de poussée, sans prévenir ni expliquer le geste.

Pas de détail pour ce signalement…

« Vous n’êtes pas au cinéma ! »

Violence verbale pendant l’accouchement : la sage-femme, suite à ma demande d’un miroir pour voir le bébé sortir, me signifie que je ne suis pas au cinéma !

Je veux changer de position ne pas rester allongée, elle finit par me fixer sur la table avec les étriers !

Je garde un souvenir affreux de cette personne !
Une puéricultrice est venu prêter main forte, le bébé ne sortant pas. Quelques mots gentils de sa part m’ont réconfortés. Avec son genou, elle est montée sur moi. Une épisiotomie et un bon déchirement, le bébé est sorti de justesse.

Il en a résulté une fistule recto vaginale décelée 15 ans après. Opérée en 2000 et un vécu aussi dramatique de cette opération !

Il en résulte aujourd’hui une phobie du médecin, des examens et de tout le médical et une fistule sphinctérienne avec de nombreuses séquelles !!!!

Et je n’ai jamais eu d’autres enfants !!

« Ben je voulais vous décoller les membranes mais vous me laissez pas faire alors… »

Caroline, 33 ans, graphiste, 2 enfants a subi des violences obstétricales lors de son premier accouchement. 6 ans après, le diagnostic tombe : elle souffre de syndrome de stress post-traumatique. Après sa thérapie, elle reprend le crayon pour raconter son histoire sur Instagram.

sa bio : « La trentenaire traine ses #traumas jusqu’au jour où le corps dit STOP.
Petite histoire de mon #SSPT, en image et en humour »

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